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« Brigade anti-trav » à Paris : cinq associations LGBT portent plainte pour « violences transphobes en réunion »

« Brigade anti-trav » à Paris : cinq associations LGBT portent plainte pour « violences transphobes en réunion »

Depuis plusieurs mois, des personnes transgenres sont agressées par une pseudo « brigade » qui sévît dans 17e arrondissement de Paris. Alertées la semaine passée sur les réseaux sociaux, L'Amicale du Refuge et Stop Homophobie ont immédiatement réagi. Ce mardi, 3 avril, Mousse, Flag, le Comité Idaho France, Stop Homophobie et L'Amicale du Refuge ont déposé plainte pour « violences transphobes en réunion », afin que les auteurs soient poursuivis et jugés.

Des images d'une des agressions ont été diffusées sur le compte Snapchat d'un certain « Billal ». La vidéo, montrant notamment une personne rouée de coups et frappée à l'aide d'un bâton par des inconnus qui revendiquent leur appartenance à cette « brigade anti-trav », a permis aux internautes, puis services de police, de remonter rapidement jusqu'aux responsables.

Suite aux plaintes déposées par trois victimes et aux dénonciations réalisées par les associations LGBT, six personnes ont été placées en garde à vue. Stop Homophobie a par ailleurs fait l'objet de menaces par téléphone, de la part de membres de cette « BAT ». L'enquête est en cours.

« Les faits pourraient être qualifiés de violences transphobes en réunion avec préméditation, passibles de sept ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende », a déclaré Me Etienne Deshoulières, avocat des associations LGBT. Pour les auteurs, ces actes sont « un jeu qu'ils pratiquent le soir en réunion. La justice et les services de police doivent réagir avec fermeté. » Mousse se constituera également partie civile contre les auteurs, « pour qu'ils soient traduits en justice. »