Tweets homophobes à l'encontre de Ian Brossat (PCF) : prison « avec sursis » requise, le jugement mis en délibéré

Tweets homophobes à l'encontre de Ian Brossat (PCF) : prison « avec sursis » requise, le jugement mis en délibéré

Ils l'avaient incendié en avril 2015, dans un déferlement de haine sur Twitter, qui avait conduit l'adjoint communiste à la mairie de Paris, à porter plainte pour « injure publique en raison de l’orientation sexuelle ».

Identifiés et mis en examen, les deux prévenus, un homme et une femme, devaient comparaître ce mercredi devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Mais « Nadia » étant déjà incarcérée, pour d'autres violences et menaces de mort, « Christian », ancien cadre au chômage, a répondu seul à la barre, plaidant pour « l’immaturité et la bêtise », et son opposition « à la construction de HLM dans le XVIe arrondissement. »

Tentative d'esquiver la circonstance « aggravante » ? « Pourquoi user du registre alors ? » Le parquet a requis deux et trois mois de prison avec sursis, et 1 € de dommages et intérêts. Le jugement a été mis en délibéré au 22 février.

Sur les réseaux, Ian Brossat a rappelé qu'il avait également porté l'affaire en justice « pour tous ceux et celles qui n'ont pas les moyens de le faire et souffrent en silence face à la violence homophobe ou raciste. Sachons faire front. »

Mathieu Mercuri
stophomophobie.