Anti-mariage gay « humilié » : Nous avons été reçus « dans la loge de concierge de l'Élysée », se souvient Hervé Mariton (VIDEOS)

Anti-mariage gay « humilié » : Nous avons été reçus « dans la loge de concierge de l'Élysée », se souvient Hervé Mariton (VIDEOS)

Le député (LR) de la Drôme, l'un des politiques français qui se sera le plus engagé contre le mariage pour tous, est revenu ce dimanche sur le « tollé » suscité par les propos d'Emmanuel Macron accusant l’exécutif d’avoir « humilié » les opposants lors de l'examen de la loi.

L'ancien ministre de l'économie, candidat du mouvement « En marche ! », s'est expliqué sur ses déclarations, réitérant par ailleurs son profond attachement à la communauté LGBT dont il soutiendra toujours les droits.

Mais fustigeant cette « machine arrière », Hervé Mariton maintient, « il a eu raison de dire ça ». Si le débat en première lecture du projet « s'est déroulé dans un calendrier normal », ce ne fut pas le cas du deuxième, qui aurait été « précipité », déplore-t-il déjà d'une part.

Et puis, il se souvient de cette fois, où avec un certain nombre d'autres parlementaires, opposés à la législation, ils avaient porté une pétition de leur démarche, auprès du président de la République : Ils ont été reçus par la directrice du cabinet « dans la loge de concierge de l'Élysée. »

Alors ce n'est jamais que « l'humiliation de parlementaires », explique-t-il, « on s'en remet, mais l'essentiel n'est pas là... L'essentiel, ce sont les centaines de milliers de Français... » et la volonté de certains de tout mélanger, pour « faire l'amalgame » entre les opposants.

Les « Manifs pour tous » auxquelles il a participé ne sont pas celles de Civitas. Il n'y a jamais eu « un propos homophobe, sectaire ou insultant », ni d'ailleurs « dans sa bouche » alors qu'il était pourtant l'un des principaux orateurs du groupe UMP à l'assemblée.




Si les cortèges étaient restreints à certains, ou à ce qui se passait entre élus au sein de l'assemblée, il fallait le préciser, changer l'intitulé du Collectif et en réévaluer les chiffres.

Mais quand on se fait traiter dans la rue de « pédale, de monstre et contre-nature » ou qu'on se rappelle des banderoles dans la foulée, portées par des enfants clamant que « la France n'a pas besoin d'homosexuels », la question de la pollution homophobe au sein du mouvement est bien certaine. Et quand on en a revendiqué la position, en tant que politique, on assume : ces manifs ont brassé jusqu'au pire. Et l'on continue encore d'en épancher les répercussions.

Christophe Devillemarie
stophomophobie.com