Mort de Noahm : les mis en cause demandent leur remise en liberté, la famille dénonce une « profonde injustice »

Quelques jours après la mort de Noahm, 19 ans, décédé le 2 juin des suites d’une agression homophobe à Metz, ses parents font face à une nouvelle étape judiciaire. Les deux personnes mises en examen ont en effet déposé une demande de remise en liberté.

Noahm avait été violemment agressé dans la nuit du 29 au 30 mai. Il est décédé à l’hôpital le 2 juin.

Dans un témoignage, son père décrit une famille « au cœur brisé », encore sous le choc. « Nous venons à peine d’enterrer notre fils », écrit-il, évoquant une douleur « que rien ni personne ne pourra réparer ».

La demande de remise en liberté, intervenue peu après les obsèques, suscite incompréhension et colère au sein de la famille. « Comment pouvons-nous comprendre une telle demande alors que notre fils est mort ? », interroge-t-il, dénonçant une procédure vécue comme particulièrement violente dans le temps du deuil.

Les proches disent ne pas rechercher la vengeance, mais la reconnaissance de la gravité des faits. Ils appellent à ce que la justice « fasse son travail avec toute la gravité que mérite cette affaire ».

Dans leur déclaration, ils rappellent l’irréversibilité de la perte. « Notre fils ne rentrera jamais à la maison », soulignent-ils, demandant que sa mémoire soit respectée et que les circonstances de sa mort ne soient pas minimisées.

Selon des éléments confirmés par la suite de l’enquête et les décisions du parquet, la circonstance aggravante liée au caractère homophobe des faits a été retenue après des signalements et démarches des parties civiles et associations engagées dans le dossier.

Sur le plan judiciaire, la demande de remise en liberté s’inscrit dans la procédure pénale classique, qui permet à une personne placée en détention provisoire de contester cette mesure. Elle sera examinée par la juridiction compétente dans les prochains jours.

L’affaire a suscité une forte mobilisation associative. STOP homophobie s’est constituée partie civile aux côtés de l’association Couleurs Gaies, engagée localement, afin d’accompagner la famille et de suivre la procédure judiciaire.

Les proches de Noahm disent attendre désormais « justice », afin que les faits soient jugés à la hauteur de leur gravité et que la mémoire de la victime soit respectée.

STOP homophobie réaffirme son soutien à la famille et rappelle la nécessité d’un accompagnement des proches de victimes de crimes homophobes tout au long de la procédure judiciaire.