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Le Parti socialiste renonce à son amendement sur la procréation médicalement assistée pour les couples homosexuels.

Le Parti socialiste renonce à son amendement sur la procréation médicalement assistée pour les couples homosexuels.

Le groupe socialiste de l'Assemblée a renoncé mardi à déposer un amendement élargissant, dans le cadre du mariage homosexuel, l'assistance à la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes ayant un projet parental. La décision a été prise à l'occasion de la réunion de rentrée des députés socialistes, a déclaré un participant.

Le sujet renvoyé au texte sur la famille

Le projet de loi sur la famille que présentera le gouvernement en mars comportera un article sur la PMA.

Le groupe PS est divisé sur le sujet de la PMA. Le 20 décembre dernier, 27 députés socialistes avaient publié dans "Le Monde" une tribune dans laquelle ils se déclaraient hostiles à cet amendement que le groupe PS avait adopté trois jours plus tôt par 126 voix pour, 61 contre et neuf abstentions.

Le projet de loi "ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe" sera débattu les 15 et 16 janvier en commission des Lois. Il sera examiné en séance publique par les députés à partir du 29 janvier.

La droite et une partie de l'Eglise catholique sont hostiles à cette réforme. Ils ont appelé à une grande manifestation nationale le 13 janvier.

L'Inter-LGBT "très déçue"

"Nous sommes très déçus et déplorons les pressions probables du gouvernement sur les parlementaires pour qu'ils ne déposent pas cet amendement alors qu'il s'agit d'une question d'égalité tout simplement", a déclaré Nicolas Gougain, le porte-parole de l'Inter-LGBT, principal interlocuteur du gouvernement sur l'homosexualité.

Le projet de loi sur la famille, qui pourrait inclure la PMA, annoncé pour mars, ne reste qu'une annonce et "rien ne garantit que cela se fasse", a-t-il ajouté. "Le débat, avec une parole homophobe décomplexée, devient de plus en plus dur à vivre pour les homosexuels, pour les familles. Et là, on en reprend pour plusieurs mois", a regretté Nicolas Gougain.

"Nous avons le sentiment de perdre notre temps", a-t-il noté, appelant toujours les parlementaires à déposer des amendements pour l'ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de lesbiennes.