Le Paris Saint-Germain s’est imposé 2-1 face à l’Olympique de Marseille, dimanche 20 septembre au Vélodrome, lors de la 5e journée de Ligue 1. La rencontre a toutefois été marquée par plusieurs chants et insultes à caractère homophobe dans les tribunes marseillaises.
Une première séquence est survenue peu après la demi-heure de jeu, après un carton jaune adressé à Timothy Weah. Une partie du public a alors entonné « Paris, Paris, on t’enc… ». Une seconde séquence d’« injures et chants homophobes » a été relevée à la 61e minute, notamment à l’encontre de Ousmane Dembélé, selon L’Équipe.
Le collectif Rouge Direct, qui alerte régulièrement sur l’homophobie dans le football, a également signalé un chant particulièrement violent : « Il faut tuer ces pédés ! »
Ces faits s’inscrivent dans un contexte où de tels chants sont régulièrement dénoncés dans les tribunes du football français. Le gouvernement lui-même avait récemment rappelé la nécessité d’appliquer le protocole prévu en cas de chants homophobes.
Un protocole qui n’a pas été appliqué
Les faits survenus dimanche ont été consignés dans le rapport du délégué de la rencontre. Le match n’a toutefois pas été interrompu par l’arbitre.
Cette absence d’interruption intervient quelques jours seulement après une intervention de la ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, Marina Ferrari. Après un échange avec Rouge Direct, la ministre avait écrit au président de la Ligue de football professionnel, Vincent Labrune, pour rappeler la nécessité d’une application pleine et entière du protocole de la FIFA en cas de comportement discriminatoire dans les tribunes.
Ce protocole prévoit l’arrêt de la rencontre lorsque des chants homophobes sont entonnés. Marina Ferrari avait précisément demandé que cette procédure soit appliquée en cas d’incident lors du Classique.
La LFP ouvre un dossier disciplinaire
La Ligue de football professionnel (LFP) a désormais ouvert un dossier disciplinaire à la suite des chants homophobes et des insultes visant notamment Ousmane Dembélé. Les faits seront examinés par la commission de discipline de la LFP. À ce stade, aucune sanction n’a encore été prononcée contre l’OM.
La rencontre n’ayant pas été interrompue malgré les chants signalés et malgré le rappel préalable du protocole par la ministre, la question de son application effective est désormais posée.
Au-delà de la sanction qui pourrait être décidée par la commission de discipline, cet épisode pose une nouvelle fois la question de la tolérance accordée aux chants homophobes dans les stades et de la capacité des instances du football à faire appliquer les règles qu’elles ont elles-mêmes fixées.
















