Le tribunal correctionnel de Dijon a condamné, ce 11 août 2026, un jeune homme à 15 mois d’emprisonnement, dont six mois ferme, avec maintien en détention, pour avoir violemment agressé son voisin homosexuel et l’avoir menacé de mort en raison de son orientation sexuelle.
Les faits se sont déroulés le 5 août à Dijon. Le prévenu aurait proféré des insultes homophobes avant de plaquer la victime au sol et de tenter de l’étrangler. Il aurait été fortement alcoolisé. L’agression a été interrompue grâce à l’intervention d’un autre voisin.
À l’audience, la défense a notamment cherché à relativiser l’homophobie du prévenu, avançant qu’« il y avait un homosexuel dans sa classe, ça s’est bien passé ». Une formule particulièrement déconcertante, qui illustre la banalisation persistante des préjugés LGBTphobes. Le Bien Public en a d’ailleurs fait le titre de son article.
La violence de l’agression interroge toutefois sur la réponse pénale apportée. La tentative d’étranglement, les menaces de mort et les propos homophobes ne relèvent pas d’un simple conflit de voisinage. La victime a été prise pour cible en raison de son orientation sexuelle, dans une agression qui aurait pu avoir des conséquences particulièrement graves.















