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Témoignage artistique : Une première fresque murale à Montréal pour célébrer l'amour entre deux femmes

Témoignage artistique : Une première fresque murale à Montréal pour célébrer l'amour entre deux femmes

Cette œuvre, réalisée sur le mur d’un duplex au coin des rues De Lorimier et Masson, est une création de Jessica Sabogal, première artiste féminine à avoir été invitée à peindre au quartier général de Facebook en Californie.
La fresque représente deux femmes dans une position de tendresse amoureuse, accompagnée de la mention : « Notre existence ne sera plus jamais silencieuse. Cela ne nécessite ni excuse, ni explication, ni approbation. »

« J’ai choisi Montréal pour faire ce témoignage artistique, parce qu’ici, je me sens en sécurité. Montréal est l’une des villes les plus agréables que je connaisse et les gens y ont un bon cœur. Je voulais donc que ce soit Montréal qui accueille cette murale exclusive. »

À San Francisco, en juin dernier, une peinture murale du groupe Maricón Collective sur le mur d’une galerie du district Mission, qui évoquait des scènes de la culture mexicaine américaine, avec des panneaux représentants un couple d’homosexuels, un couple de lesbiennes, un homme transsexuel, a été vandalisé par trois fois. Saccagée, la peinture avait été restaurée rapidement par les artistes. Mais la troisième fois elle a été mise à feu. La police enquête d'ailleurs actuellement sur cet incident.

« Le street-art doit servir de dialogue par lui-même. Par cette murale je fais une déclaration. Si quelqu’un décide de la vandaliser comme c’est arrivé à San Francisco, ce sera également une déclaration. Mon objectif est simple. Je veux simplement que les gens voient cela en passant, qu’ils soient surpris, intrigués, étonnés. Que cela suscite une réflexion à propos de la femme, de l’homosexualité et de la diversité culturelle et qu’au final à force de la voir, on puisse s’y habituer. Que ces 3 aspects deviennent inconsciemment partis du quotidien des gens du quartier et qu’ils se rendent compte que cela ne représente pas quelque chose de choquant ni d’offensant. Et que cela entre simplement dans la réalité des gens. Bien sûr cela ne va pas guérir l’homophobie, ni le racisme ou quoi que ce soit. Cela ne va rien faire disparaître du tout en fait, mais si cela peut contribuer ne serait-ce qu’une seconde à la réflexion et bien mon travail aura été utile. »

Mme Sabogal est retournée à Oakland et ne pourra donc pas voir l’impact de son expression artistique.

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