Rueil-Malmaison : « Scène d'homophobie » avec menaces de mort en plein centre Commercial Colmar

Rueil-Malmaison : « Scène d'homophobie » avec menaces de mort en plein centre Commercial Colmar

Ce samedi 3 mars 2018, alors qu'ils terminaient leurs courses et s'apprêtaient à passer en caisse, au Carrefour du centre commercial Colmar, Laurent et son ami ont violemment été pris à partie et injuriés par une jeune femme, pourtant accompagnée de sa petite fille.

Elle avait préalablement repoussé les achats du couple, pour y déposer les siens sur le tapis, qualifiant les deux hommes de « sales gros pédés, tarlouses et pédales », qui n'ont « pas le droit de vivre en France », lorsqu'ils lui ont fait remarquer qu'il y avait une file et qu'elle manquait de courtoisie. Mais elle s'est au contraire encore déchainée, réitérant ses menaces : « les mecs comme vous on les égorge ».

Et puis « elle a pris son portable en appelant quelqu'un de son entourage » pour lui dire « qu'il y avait deux clients PD qui ne méritaient pas de vivre et qu'il fallait les buter », a confié Laurent dans un message sur Facebook.

Le plus incroyable, c'est qu'« aucun client n'est venu à notre rescousse », regrette-t-il. Même la caissière a baissé la tête, en souriant. Et lorsqu'un vigile s'est enfin manifesté, c'est pour prendre des nouvelles de la cliente, ignorant totalement les requêtes du couple, l'exhortant à calmer la jeune femme.

Elle était pourtant bien agitée et a encore déclaré qu'ils étaient « deux PD » à « crever ». Mais ce sont les deux hommes qui ont été sollicités à se calmer, payer et repartir « sans faire d'émeute » : « On est resté bouche bée », confie Laurent. « Au final on s'est fait insulter et menacer de mort sans que le personnel de carrefour n'intervienne ».

Le couple a confirmé son intention de déposer plainte et devrait dès ce lundi « faire un courrier salé au siège de Carrefour. Le vigile qui tout de même représente une enseigne de renom a tout bonnement cautionné les propos homophobes et les menaces de mort. On ne peut pas tenir ce genre de propos et menaces devant témoins, impunément. C'est intolérable. Personne n'a bougé, sinon baisser la tête... »

Nous avons adressé notre soutien à Laurent et à son ami, qui ont bien « besoin de solidarité » et nous les accompagnerons.

Une enquête est en cours pour identifier l'auteure des insultes. L'agent de sécurité a été suspendu. Carrefour a présenté des excuses. Nous leur avons suggéré une sensibilisation du personnel. Nous attendons leur décision. Laurent a bien été reçu dimanche par un membre de la direction du magasin, qui a condamné des « faits contraires aux valeurs de l'entreprise ».

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