Espagne : près de 20 ans de prison requis après des guet-apens via Grindr

En Espagne, le parquet d’Almería (en Andalousie) a requis 19 ans et 11 mois de prison contre un homme de 21 ans, accusé d’avoir organisé plusieurs guet-apens via Grindr.

Arrêté le 3 février dernier, il aurait créé au moins trois faux profils sur l’application, avec différents noms et les photos d’autres personnes, avant de fixer des rendez-vous à ses victimes.

Les rencontres étaient ensuite déplacées vers des secteurs isolés où des complices, cagoulés, les attendaient pour les frapper et les dépouiller de leurs effets, sous des injures homophobes.

Les faits se sont déroulés entre le 31 décembre 2025 et le 23 janvier 2026.

Quatre faits sont aujourd’hui retenus dans le dossier. Trois hommes auraient été victimes de violences et de vols, tandis qu’une quatrième tentative aurait échoué. Le parquet reproche également à l’accusé son appartenance à un groupe criminel.

Le parquet retient par ailleurs le caractère discriminatoire des faits en raison de l’orientation sexuelle des victimes et demande leur indemnisation, pour un montant de plus de 12 000 euros.

Le jeune homme est actuellement en détention provisoire. Il reste présumé innocent dans l’attente du jugement.

En France

En France, les guet-apens homophobes via les applications de rencontre ont également donné lieu à plusieurs condamnations lourdes.

En décembre 2025, la cour d’assises de l’Essonne a ainsi condamné en appel à huit ans de réclusion un homme poursuivi pour plusieurs guet-apens visant des hommes homosexuels. Il avait été condamné à 13 ans en première instance.

Ces affaires rappellent surtout que les applications de rencontre sont aussi utilisées pour cibler et piéger des victimes, avec des violences parfois organisées à plusieurs. Conserver les échanges, captures d’écran, profils et autres éléments permettant d’identifier les auteurs peut être déterminant pour documenter les faits et engager des démarches.