Paris : la Ville saisit la justice après des commentaires racistes et LBGTQIA+phobes sur la Marche des Fiertés

À l’approche de la Marche des Fiertés, prévue le 3 octobre à Paris, la Ville annonce saisir la justice après la publication de nombreux messages à caractère homophobe, transphobe, raciste et islamophobe sous une publication Facebook consacrée à l’événement.

La municipalité avait annoncé le 21 septembre le « grand retour » de la Marche, dont la date avait été reportée en raison de la canicule. La publication a rapidement donné lieu à des réactions visant notamment les personnes LGBTQIA+. Face à « l’ampleur et à la gravité des propos publiés », la Ville a fermé l’espace commentaires.

Les messages concernés ont toutefois été modérés et conservés en vue d’être transmis à la justice. La municipalité indique qu’elle saisira le procureur de la République, pour des faits susceptibles notamment d’être qualifiés d’injures publiques à caractère discriminatoire en raison de l’origine, de la religion, de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre.

Des insultes visant les personnes LGBTQIA+

Parmi les réactions publiées avant la fermeture des commentaires, certaines visaient directement les participants à la Marche des Fiertés, avec des expressions telles que « la marche des animaux » ou « les phénomènes de foire ».

La Ville rappelle que certains propos publiés en ligne peuvent relever d’infractions lorsqu’ils prennent la forme d’injures à caractère discriminatoire. Leur publication sur un réseau social ne les soustrait pas au droit.

STOP homophobie salue la décision de transmettre ces éléments à la justice. Les violences LGBTQIA+phobes ne cessent pas d’être des violences lorsqu’elles sont commises en ligne. Elles peuvent atteindre directement les personnes visées et contribuer à installer un climat d’hostilité à l’égard des minorités sexuelles et de genre.

La Marche des Fiertés parisienne se tiendra le samedi 3 octobre 2026. Le cortège partira de la place d’Italie pour rejoindre la place de la Bastille.

Pouvoir participer à une manifestation, afficher son orientation sexuelle ou son identité de genre et prendre sa place dans l’espace public ne devrait jamais exposer à des insultes ou à des discriminations.