Une femme transgenre de 22 ans a été violemment agressée jeudi 13 août à Montpellier. Elle a été retrouvée grièvement blessée dans le secteur du Verdanson, chenal aménagé connu notamment pour ses nombreux graffitis. Selon les premiers éléments rapportés par la presse locale, l’agression aurait été précédée d’une tentative de viol et les violences se seraient intensifiées lorsque les agresseurs ont compris qu’elle était transgenre.
Les faits se sont déroulés vers 17h30. Deux hommes l’auraient abordée avant de s’en prendre à elle à l’aide d’un ou plusieurs objets tranchants, puis de prendre la fuite.
La jeune femme présente de très nombreuses blessures sur l’ensemble du corps, principalement aux bras et aux jambes, mais également au visage. Les médias locaux font état d’une centaine d’entailles, plus ou moins profondes, et d’une cinquantaine de points de suture. Son pronostic vital n’était pas engagé.
Après l’agression, elle est parvenue à rejoindre la voie publique. Des passants, qui l’ont découverte blessée, ont donné l’alerte et permis l’intervention des secours. Elle a été prise en charge à l’hôpital, et a déposé plainte.
Une enquête en cours
Les investigations doivent notamment permettre d’identifier les auteurs, de recueillir d’éventuels témoignages et d’exploiter les images de vidéosurveillance disponibles dans le secteur.
À ce stade, aucune interpellation ni mise en cause n’a été rendue publique.
La jeune femme a indiqué aux enquêteurs que les violences auraient débuté ou se seraient intensifiées après que les deux hommes ont compris qu’elle était transgenre. Le caractère transphobe de l’agression devra être établi au cours de l’enquête.
Les enquêteurs indiquent par ailleurs examiner l’ensemble des hypothèses concernant les circonstances des blessures, y compris celle d’une automutilation. Cette piste, qui fait partie des vérifications en cours, ne constitue à ce stade aucune conclusion sur les faits.
Une violence d’une extrême gravité
Quelles que soient les qualifications qui seront finalement retenues par la justice, l’ampleur des blessures constatées est considérable. Une jeune femme de 22 ans a dû être hospitalisée après avoir subi une centaine de plaies sur le corps et reçu une cinquantaine de points de suture.
Nous lui adressons tout notre soutien et lui souhaitons un prompt rétablissement.
Pour STOP homophobie, cette affaire rappelle la nécessité d’une protection et d’un accompagnement adaptés pour les personnes transgenres victimes de violences. Au-delà de l’établissement des responsabilités, la priorité doit être donnée à la prise en charge de la victime, à son accès aux soins et à un accompagnement juridique et psychologique, dans le respect de sa parole et de sa dignité tout au long de la procédure.









