Anti-mariage pour tous « humiliés » : Christiane Taubira ne décolère pas et tacle Emmanuel Macron (VIDEO)

Anti-mariage pour tous « humiliés » : Christiane Taubira ne décolère pas et tacle Emmanuel Macron (VIDEO)

L'ancienne ministre de la Justice est revenue à la charge cette semaine contre les propos d'Emmanuel Macron, qui avait estimé le 16 février dernier dans une interview pour L'Obs, que les manifestants anti-mariage pour tous avaient été « humiliés » par le gouvernement de François Hollande.

« Que des manifestants s'invitent dans le débat sur la base du mariage en tant que sacrement, c'est leur droit, mais ce que nous étions en train de faire, c'était de traiter de libertés individuelles et de traiter d'égalité », a insisté Christiane Taubira, sur le plateau de l'émission « C à vous » de France 5 ce mercredi 22 février.

Le candidat d'« En marche ! » pour l'élection présidentielle avait déclaré : « Une des erreurs fondamentales de ce quinquennat a été d’ignorer une partie du pays qui a de bonnes raisons de vivre dans le ressentiment et les passions tristes. C’est ce qui s’est passé avec le mariage pour tous, où on a humilié cette France-Là ».

« Je ne comprends pas le discours d'Emmannuel Macron, je ne l'entends pas, je le trouve choquant, parce que les agressions, elles ont été sur les personnes homosexuelles, elles ont été sur les enfants des familles monoparentales, des agressions physiques, des agressions verbales », assène Christiane Taubira.

« J'ai reçu, à longueur de temps, du 'macaque', 'casse-toi', 'dégage', 'fous le camp chez toi', 'espèce de guenon', 'la banane c'est pour la guenon', 'retourne dans ton arbre' », a-t-elle encore rappelé, égrenant ce jeudi face à la journaliste Léa Salamé dans « Stupéfiant! » les injures dont elle aura par ailleurs fait l'objet durant les débats.

Alors « qui a été humilié ? Les personnes homosexuelles, qui ont subi des agressions verbales et physiques. (...) Les enfants qu'on a traités d'"enfants Playmobil. (...) Elle était où l'humiliation? Lorsqu'un seul type de famille était validé ? »

Le ton s'approche peu à peu de celui auquel elle a pu recourir dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, lorsqu'elle défendait sa loi. « Combien de milliers, de millions de familles ont été humiliées, parce qu'elle ne correspondent pas à ce modèle-là ? », conclut-elle.