Depuis l’été 2024, A. et F., 42 et 47 ans, dont les prénoms ont été modifiés afin de préserver leur anonymat, sont victimes d’un enchaînement de menaces, insultes homophobes, intimidations et agressions dans le cadre d’un conflit de voisinage au Cap d’Agde (Hérault), au sein d’une copropriété.
Les tensions débutent peu après leur installation, autour de stationnements répétés de véhicules devant leur accès privé, les empêchant à plusieurs reprises d’accéder à leur domicile. « Au départ, c’était un simple désaccord, mais très vite, on a compris que ça allait beaucoup plus loin », expliquent-ils.
Le couple décrit une dégradation progressive des relations avec un voisin, marquée par des blocages récurrents, des échanges tendus et une conflictualité installée dans la durée.
A. et F. ont été à plusieurs reprises insultés et menacés, notamment avec des propos à caractère homophobe. « On a été pris pour cible en raison de ce que nous sommes. Ce n’est plus un conflit de voisinage, c’est devenu de l’hostilité », confient-ils, précisant avoir tenté une démarche d’apaisement, restée sans effet durable.
Ils rapportent également des épisodes d’intimidation, des appels et pressions répétées, ainsi que des tensions liées à des stationnements persistants devant leur accès.
Le couple ajoute par ailleurs que leur jardin a été inondé à la suite de la vidange d’une piscine située sur une parcelle voisine, provoquant des écoulements sur leur propriété et un signalement auprès du syndic.
Ils décrivent aussi des dégradations sur leurs véhicules, ainsi que des faits d’agression physique devant leur domicile. L’un des deux hommes a été blessé au visage, avec une fracture du nez ayant nécessité une intervention chirurgicale et une incapacité temporaire de travail. « Aujourd’hui, on vit dans la peur, y compris chez nous. On ne se sent plus en sécurité », témoignent-ils.
Plusieurs plaintes ont été déposées auprès des autorités judiciaires. Une avocate a été saisie et plusieurs procédures sont en cours.
STOP homophobie rappelle que les violences, menaces et insultes en raison de l’orientation sexuelle constituent des infractions pénalement réprimées et peuvent être aggravées lorsqu’elles s’inscrivent dans un contexte de harcèlement.
L’association va suivre la situation et accompagner les victimes dans leurs démarches.















