« Thérapies » de conversion : « une pratique intolérable ! Elles doivent cesser partout », Marlène Schiappa

La secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes était l'invitée de « Bonjour La France » sur Europe 1, ce mardi 10 avril. Au lendemain du discours d'Emmanuel Macron devant les évêques de France, saluant notamment « les associations catholiques et les prêtres » qui « accompagnent des familles monoparentales, divorcées, homosexuelles »,  (homoparentales), ou encore « recourant à l’avortement, à la fécondation in vitro, à la PMA (...) », Marlène Schiappa a réagi aux critiques contre le président, estimant que son discours était plus « subtil et équilibré », que les extraits qui circulaient.

« Sur la question de l'avortement, c'est Emmanuel Macron qui a décidé de faire entrer Simone Veil au Panthéon, en lui rendant un hommage extrêmement appuyé (...), y compris sur son combat à l'époque contre certains représentants de l'église. Si nous pouvons sur un socle commun, lutter ensemble pour le droit à l'avortement, pour que les couples gays aient le droit de s'aimer librement, sans ces fameuses thérapies de conversion, contre lesquelles nous sommes en train d'agir, ce sera quelque chose de positif. »

Le Parlement européen a condamnés, début mars, ces méthodes dites de « conversion », dispensées par des charlatans pour prétendument modifier l'orientation sexuelle ou « guérir » les homosexuels. Le diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron en a programmées, les 7 et 8 mars dernier, sous prétexte d'« accompagnement ». Des « malentendus », a ensuite ssuré l'évêché, qui les a finalement ajournées, pour estomper les « remous médiatiques ». Aucune réaction de la Conférence des évêques de France.

« C'est une pratique intolérable ! Elles doivent cesser partout », a défendu Marlène Schiappa. La députée LREM Laurence Vanceunebrock-Mialon travaille actuellement sur un texte pour les interdire en France, avec des peines d'emprisonnement. Il devrait être proposé avant le 17 mai, Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et transphobie (IDAHOT). Il ne doit plus y avoir de « sous citoyens », pas au sein de notre République, a-t-elle ajouté.

A la fin du mois, prendront fin les débats sur la révision des lois de bioéthique. La question de l'extension aux couples lesbiens et femmes célibataires de la procréation médicalement assistée, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, déjà conditionnée par l'avis favorable du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), a suscité de vives « tensions ». Les partisans de la réforme ont peiné, face aux antis en force, avec les mêmes arguments depuis les manifestations homophobes contre le mariage et l'adoption pour tous. Rien de rassurant. Le Président souhaitait un « débat apaisé », sans « brutaliser les consciences ». Vous pouvez encore vous prononcer sur la plateforme collaborative du CCNE.

Joëlle Berthout
stophomophobie.com

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