Russie homophobe : Pétitions, boycott... des actions se mettent en place

Russie homophobe : Pétitions, boycott... des actions se mettent en place

Les sportifs et spectateurs participants aux prochains JO d'hiver prévus à Sotchi en 2014 devront respecter la loi anti-propagande gay qui sévit en Russie. Des actions, pétitions et appels à boycotts se multiplient... (russie, homophobie, gay, olympiques, sotchi)

En réponse aux lois homophobes russes rendant illégale toute ''propagande pour les relations sexuelles non traditionnelles devant mineur'', ratifiées par Vladimir Poutine le 30 Juin dernier, plusieurs pétitions ont été lancées sur le web afin d'alerter la population internationale sur la situation alarmante dans le pays.

Profitant du buzz médiatique qui commence à s'amplifier autour des Jeux Olympiques d'Hiver prévus à Sotchi en 2014, l'ONG AllOut.org a mis en place une pétition par le biais de laquelle les signataires exhortent le président Poutine à arrêter la répression contre les personnes LGBT et demandent aux responsables russes et aux dirigeants de ce monde d’œuvrer pour l'abrogation des lois homophobes et pour la protection de tous les citoyens contre les violences et les discriminations en Russie. Le document a aujourd'hui dépassé son objectif fixé à 300000 signatures, mais ce cap peut être encore plus largement dépassé puisqu'AllOut a prévu de le remettre le 7 août directement au siège du Comité international olympique (CIO) en Suisse, espérant qu'il condamne enfin les lois d'un autre temps qui sévissent en Russie, et qu'il fasse pression sur le président russe afin qui les abolisse.

>> Nous avons également mis en place une pétition à l'intention des Présidents de toutes les entreprises, partenaires et fournisseurs mondiaux des Olympiques pour leur demander de cesser leur "sponsoring" et/ou dénoncez les conséquences des lois contre la "propagande" gay en Russie.

Plus le nombre de noms recueillis sera élevé, plus la probabilité d'une action contre les lois homophobes russes, de la part du Comité international Olympique grandira, c'est pourquoi il est important de signer et de faire circuler les pétitions sans modération.

Une autre menace plane par ailleurs sur les Jeux Olympiques de Sotchi, celle de voir condamné(e)s les sportif(ve)s, et spectateur(e)s homosexuel(le)s qui y participeront.

Alors que le 30 Juillet dernier Le 30 juillet, Ilya Djous, porte-parole du vice-Premier ministre russe Dmitri Kozak, s'était montré rassurant sur cette question en affirmant que ''La Russie n'a aucun intérêt à limiter le nombre de visiteurs, ni à restreindre leurs droits'', le député de l'Assemblée législative de Saint-Pétersbourg Vitaly Milonov, à l'origine de la loi homophobe, le contredisait immédiatement dans une interview pour Interfax relayée en France par le Huffington Post. ''Comment cela, certains ont le droit de pervertir les enfants, et d'autres non? Je pense que personne n'a le droit de pervertir un enfant. C'est pourquoi, en principe, un décret gouvernemental ne peut abroger une loi fédérale. La loi fédérale s'applique à tout le territoire de la Fédération de Russie, et personne ne peut la suspendre'' déclarait-il, avant d'ajouter: ''Personne n'interdit à un athlète ayant une orientation sexuelle non traditionnelle à venir à Sotchi, mais s'il sort dans la rue et se met à en faire une propagande, alors il devra, bien entendu, en rendre compte. Bien qu'il soit un athlète, il doit, lorsqu'il se rend dans un pays, y respecter la loi''.

Par ailleurs, l'idée d'un boycott pur et simple des JO de Sotchi fait son chemin. La dernière en date à avoir appelé à une telle action est la ministre de la Justice allemande Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, indiquant que cette solution pourrait devenir pour les politiciens et les sportifs un moyen d'exprimer leur opposition contre la loi homophobe, rappelant que ''coller des étiquettes sur les homosexuels était contraire à la Convention européenne des droits de l'Homme''. Angela Merkel est quant à elle allée jusqu'à demander à Moscou de renoncer au projet.

Enfin, toujours au niveau mondial, de plus en plus de bars et discothèques gays, refusent désormais de vendre de la vodka russe. L'idée a été lancée pr l'écrivain gay américain Dan Savage, le 24 Juillet dernier, donnant naissance à un mouvement prenant de l'ampleur à vue d'oeil et prenant comme cible première la marque Stolichnaya, malgré une vibrante lettre ouverte du directeur général du groupe SPI qui la distribue, dans laquelle il affirme que Stolichnaya condamne la loi homophobe russe, et a toujours été supportrice de la communauté LGBT.

Avec citegay.fr