Première parade « arc-en-ciel » pour la nouvelle année au Bangladesh

Première parade « arc-en-ciel » pour la nouvelle année au Bangladesh

>> Bangladesh ‘surreptitiously’ holds its first Gay Pride rally

Célébration de la diversité : le 14 avril dernier, répondant à l'appel du seul média destiné aux LGBTI, Roopbaan, des dizaines de militants et défenseur de la cause « homosexuelle » ont rejoint « subrepticement » les rassemblements officiels organisés par les autorités pour la fête du Nouvel-An, avant de se répartir en sept lignes, et reconstituer, en fonction de leurs vêtements, les couleurs de l'arc-en-ciel. Fleurs en papier, sourires et échanges de slogans prônant la tolérance, ils ont lâché des ballons en fin de parcours.

L'événement pourrait sembler anodin, mais dans un pays où la population, en majorité musulmane, est imperméable au propos de la sexualité, et considère encore l'homosexualité comme un « crime de contre nature » passible de la prison à vie, même pour les sympathisants, c'est un « acte de bravoure » remarquable. D'ailleurs, suite à cette seule information partagée par les médias locaux, les réactions se sont déchaînés. Mais, sur les réseaux sociaux, les organisateurs se défendent de toute allusion de « gay pride » pour parler de rassemblement en faveur de la diversité. Et, la reconnaissance récente par le gouvernement d’un statut pour les hijras, considérés dans la culture du pays comme un troisième genre, ni homme ni femme, élargit également le champ d'application de la mixité.
Mais au Bangladesh, la loi est régulièrement utilisée pour harceler les LGBTI, qui, avec leurs partisans vivent constamment dans la crainte de représailles par des groupes islamiques.
Et, malgré un lancement prometteur en janvier dernier, même la page Facebook du magazine Roopbaan a depuis été supprimée.

« Nous avons invité nos alliés à rejoindre le contingent de la Faculté des beaux-arts, contestataire et déjà colorée », a déclaré l'un des organisateurs, « pour apporter à la fête une touche de la magie l'arc-en-ciel. Et, des milliers de personnes nous ont manifesté leur solidarité. L'autorisation de la police n'était pas vraiment nécessaire puisque la parade était ouverte à toutes les initiatives. Mais c'est tout ce que nous pouvons nous permettre pour le moment. Un appel effectivement au changement et à la modification de la législation », hérité du Code pénal de l'ancienne colonie britannique... « mais ce n'est encore une marche des fiertés, telle que nous l'aurions envisagée. »

>> Using the Bangladesh’s New Year festivities, LGBT community members marched wearing the colors of the rainbow as an act of defiance and an appeal for the Muslim-majority country to change its law that considers same-sex relations as “unnatural” and a crime.

“Whether you are pro or anti LGBT, you cannot help but be in awe. For a group that is demonized to remain firm and march out onto the streets of Dhaka, knowing that it is not without risk, I believe, is an act of commendable bravery.”

'Since there's already a big rally for the New Year's Day celebrations, we decided to add a rainbow to that,' organizers told GSN.

'While the invitations [on Facebook] were targeted towards LGBT and allies, it was clearly mentioned that it will not be a LGBT or a pride parade. As much as we'd like to do a pride parade, this is the maximum we can afford at present.'

Even though a “profuse amount were upset, enraged and disgusted” this simple gesture sparked off a social media based discussion of sexuality in Bangladesh and hopefully might inspire the nation to change its laws against LGBT individuals, as reported by a blogger.

These incredible individuals will be remembered by the following generations of LGBT individuals as those that laid the foundations for acceptance within the nation’s society, the blogged added.

In Bangladesh where 90 percent of the 155 million people are Muslims, any discussion around sex and sexuality is taboo. Same-sex relations is considered “unnatural,” illegal and punishable by law in Bangladesh under Section 377 of the country’s Penal Code left behind by the British colonial authorities.

The law is regularly used to harass LGBT people, who along with their supporters live in fear of retribution by Islamic groups.

'Since there was no apparent LGBT connections, the rainbow rally was applauded by the thousands who came to Dhaka University area to enjoy the festivities of Pohela Boishakh (Bengali New Year). Excited participants expressed their solidarity to respect and celebrate diversity in Bangladesh.'

Organisers said a police permit was not needed as New Year's Day is an 'open' rally day, particularly in or near the Dhaka University area where people can hold rallies and concerts freely.

The government’s recent acknowledgement of hijras as a third gender also widens the scope of gender diversity, said the organizers.

Last year, the government announced that it would recognize hijras, a traditional term to refer to men who identify or present themselves as women, on official documents such as passports. An estimated 10,000 hijras live in the South Asian country.