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« Les couples de même sexe plus heureux que les hétérosexuels », selon une étude australo-britannique

« Les couples de même sexe plus heureux que les hétérosexuels », selon une étude australo-britannique

Francisco Perales et Janeen Baxter de l'Université du Queensland, ont publié, ce 13 décembre, les résultats d'une enquête sur les « relations familiales », menée auprès de 25 348 personnes au Royaume-Uni et plus de 9 2000 en Australie, qui vient justement d'adopter une loi autorisant le mariage pour tous.

Si les personnes bisexuelles semblent « souffrir en moyenne de moins bonnes relations » que les hétérosexuels, il apparaît que les couples homos sont plus heureux, s'investissent davantage, en particulier les femmes lesbiennes, commentent les chercheurs, qui ont constaté « une répartition des tâches plus équitable », notamment dans les « travaux domestiques et soins apportés aux enfants ». Les partenaires gays et lesbiens sont et restent aussi « plus connectés à leur communauté, et souvent en contact avec d'autres couples similaires », ce qui accroit et consolide leur stabilité et bien-être.

« Dans des pays comme l'Australie, ces familles font l'objet d'un examen public approfondi. Cette étude fournit des preuves opportunes pour combattre les stéréotypes enracinés mais erronés, suggérant que les relations homosexuelles sont conflictuelles, malheureuses ou dysfonctionnelles ».

« Les couples homos sont aimants, heureux et fonctionnels », sans doute parce qu'ils sont aussi moins préoccupés par le maintien des rôles sexistes, associés aux « injustices, conflits conjugaux et divorces », ajoutent les auteurs, réfutant dans leurs conclusions tout argument sous évaluant également le bonheur des enfants élevés par deux mamans ou papas.

Nos résultats soutiennent les politiques favorables à l'égalité des droits au mariage et parentaux, poursuivent les auteurs, qui notent toutefois « la nécessité d'accorder plus d'attention aux bisexuels en tant que groupe distinct », les sources et renseignements étant relativement légères.

« Ils sont plus anxieux, se sentent dévalorisés », isolés, dorment moins bien, surtout les femmes bi, comme le confirme d'ailleurs une autre enquête américaine, publiée cette semaine par le « National Center for Health Statistics ».

Terrence Katchadourian
stophomophobie.com