La ville de Nantes porte plainte après la dégradation des « Marches des fiertés » : une « expression manifeste d’homophobie »

Elles avaient été dévoilées, ce vendredi 8 juin, rue Beaurepaire, près de la place du Cirque, peintes la veille aux couleurs de l'arc-en-ciel par des membres de NOSIG, Centre LGBTI+ de Nantes, pour célébrer la Pride du samedi 9. Une fierté pour la ville, qui a soutenu le projet. Mais les Marches, devenues l’attraction, ont été vandalisées, dans la nuit du 13 au 14 juin, barbouillées « d'un nuage blanc disgracieux », s'est désolée l'association dans un communiqué.

Deux jours avant le défilé des fiertés, des individus avaient déjà tenté de repeindre l'escalier avec des croix celtiques et une inscription injurieuse, « légalisez la pédophilie », venait d'être recouverte.

Nosig condamne ces messages de haine « empreints d'amalgames honteux ». « Une expression manifeste d'homophobie et d'intolérance », insiste également Johanna Roland, maire PS de Nantes, qui a annoncé que la Ville allait porter plainte « contre la dégradation d'une oeuvre qui marque notre attachement à l'égalité. Nous étudions la possibilité de la restaurer et de la voir pérennisée ». Souhait réitéré auprès des services de l’Etat et en particulier l’Architecte des Bâtiments de France, qui doit encore valider la remise en état des escaliers.

Merci Mme Roland !

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