La criminalisation de l’homosexualité jugée « inconstitutionnelle » par la Cour suprême de Trinidad-et-Tobago

>> Trinidad and Tobago judge rules homophobic laws unconstitutional

C'est une grande « victoire » pour tous les LGBT Caribéens, « un moment historique », s'est réjoui Jason Jones, activiste trinidadien, qui avait contesté devant la justice en 2017 la loi relative aux délits sexuels, qui punit notamment de 25 ans d’emprisonnement les relations consensuelles entre adultes du même sexe.

Ce jeudi 12 avril, la Cour suprême de Trinidad-et-Tobago a invalidé l'interdiction, héritée de l'époque coloniale, estimant que la requête du militant relevait de la « dignité humaine et non d'un débat religieux » : « c'est un droit fondamental reconnu dans toutes les sociétés démocratiques et notamment dans la Constitution de notre République », a souligné la juge Devindra Rampersad. Une décision saluée par des centaines de personnes qui s'étaient rassemblées à l'extérieur du palais.

« Un pas de plus vers l'égalité », a également commenté Kenita Placide, conseiller caribéen du groupe OutRight Action International. En 2016, le Belize, pays situé sur la côte est de l'Amérique centrale, devenait la première ex-colonie britannique des Caraïbes à dépénaliser l'homosexualité. « Une décision similaire pour Trinité-et-Tobago donnerait de l'élan au mouvement dans d'autres parties de la région. Mais le chemin est encore long ».

Le jugement final est attendu pour le mois de juillet et le gouvernement pourrait aussi faire appel.

Joëlle Berthout
stophomophobie.com

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