-->

Bataille en Thaïlande après le revirement d'une mère porteuse en raison de l'orientation sexuelle des parents d’intention

Bataille en Thaïlande après le revirement d'une mère porteuse en raison de l'orientation sexuelle des parents d’intention

>> Gay US couple fighting for custody of baby girl born to Thai surrogate mom who refuses to let them take her home because they are not an 'ordinary couple'

Après plusieurs mois d'attente et de vaines espérances, un couple homosexuel a entamé une procédure pour obtenir la garde définitive de leur petite Carmen, née en Thaïlande d'une maternité de substitution, organisée avec un don d’ovocyte provenant d’une autre femme et le sperme d’un des deux hommes.

Patidta Kusolsang, la mère porteuse, leur avait confié l'enfant, avant de refuser de signer les autorisations nécessaires pour l'obtention d'un passeport, et plonger les deux hommes dans l'impasse. Ils avaient d'ailleurs été contraints de s'installer à Bangkok en attendant de trouver une solution, et l’issue désormais du procès qui devrait bientôt commencer.

Le couple d'origine hispano-américaine, qui a déjà un petit garçon également né, en Inde, également par GPA et vit habituellement à Valence, dans l’est de l’Espagne, l’accuse d’avoir changé d’avis après avoir découvert leur orientation sexuelle.

« Elle nous a dit qu’elle pensait que nous étions une famille normale et quand elle s’est aperçue que nous étions un couple d’homosexuel, elle s’est inquiétée pour le bien être de Carmen », a confié Gordon Lake, le père biologique, dans un entretien au quotidien britannique le Guardian.

Mais Patidta Kusolsang assure avoir découvert l’homosexualité du couple le jour de la naissance de l’enfant et précise que son contrat signé était en anglais, une langue qu’elle ne comprend pas. Elle assure cependant qu'il ne s'agit pas d'homophobie et même si elle n'a aucun lien génétique avec la fillette, elle ne se voit pas pour autant vendre « son bébé ».

De son côté, la société internationale New Life, qui s’occupe de mettre en rapport les cliniques et couples ayant recours à la GPA, soutient au contraire qu'elle avait bien eu connaissance du sexe des parents avant de s’engager, malgré toutes ses déclarations.

L’affaire s'avère donc relativement compliquée. La Thaïlande ne reconnaît pas non plus les unions entre personnes de même sexe, et depuis le mois de juillet 2015, juste après la naissance de Carmen, et plusieurs scandales retentissants, une loi a été votée pour interdire aux étrangers de faire appel à des mères porteuses thaïlandaises.

Rappelons également que si la GPA fait notamment polémique en France, en Belgique par exemple, des centres exercent depuis près de 20 ans, sans qu’aucun abus n’ait été signalé.

Terrence Katchadourian
stophomophobie.org

>> A gay couple have opened a high-profile custody battle in Thailand, where they have been trapped for more than a year in a fight for the right to take home a baby girl born to a surrogate mother.

American Gordon Lake and his Spanish husband Manuel Santos, both 41, were denied daughter Carmen's passport documents after the woman claimed they were not an 'ordinary couple' and refused to give up her parental rights.

Lake is the biological father of baby Carmen, who is now 14 months old. The egg came from an anonymous donor and not Patidta Kusolsang, the Thai surrogate.

But the case has been complicated by the fact that Thai law does not recognize same-sex marriages and that, as of July 2015, commercial surrogacy has been banned in the country.

Patidta handed Carmen over to Lake and Santos after the baby girl's birth.

The happy parents thought they were soon on their way to join their son Alvaro, born through a surrogate in India, at their home in Spain.

But Patidta claims she only found out the couple were gay after giving birth to Carmen - claiming she could not understand the English contract - and says that's when her mind changed.

'They are not natural parents in Thai society,' she told NPR through an interpreter. 'They are same-sex, not like male and female that can take care of babies.'

Under Thailand law, the woman who gives birth to a child is considered it's legal mother. Thus, Patidta would have to cede her parental rights in order for Carmen to leave the country.

Verutai Maneenuchanert, Patidta's legal adviser, said she suspected that the couple were 'human traffickers', an accusation the couple calls absurd.

Lake said he was clear about the couple's sexual orientation from the start with their surrogacy agency, called New Life, which has branches in several countries.

The Bangkok-based New Life office has closed since commercial surrogacy was outlawed in Thailand last summer, following several high-profile scandals.

Mariam Kukunashvili, a co-founder of New Life's global network, said the surrogate was aware Lake and Santos were gay from the beginning and that the contract was bilingual, she told The Guardian.

1 Comment

Comments are closed.