Attaque homophobe d’une discothèque LGBT de Zagreb : la communauté dénonce « la complaisance des autorités »

 

Un millier de personnes ont répondu ce lundi 13 février à l'appel des associations LGBT, dont la « Zagreb Pride », après l'attaque ce week-end du « Super Super », une boîte de nuit friendly de la capitale croate, où quelque 300 invités participaient à une soirée dédiée.

Un groupe d'assaillants non identifiés a semé la panique dans la nuit du 11 février en « enfumant » l'établissement au gaz lacrymogène. Dans la bousculade, deux personnes ont été légèrement blessées, tandis que la foule a cassé des fenêtres pour tenter de s'échapper.

« L'air était devenu irrespirable, on étouffait. J'avais l'impression de me disloquer », a confié un témoin. « Nous avons pensé à Orlando ! »

Dans un communiqué, le gouvernement conservateur a bien entendu déclaré sa « ferme opposition à toute forme de violence et de discours de haine, ainsi qu'à toute discrimination raciale, religieuse ou fondée sur le genre ».

Mais « la responsabilité » de l'exécutif est indéniable dans cette affaire, selon les organisateurs du rassemblement, qui déplorent une « radicalisation » constante. Après des années d'indulgence face à une montée des thèses d'extrême droite, y compris sur l'homosexualité, le nouveau Premier ministre Andrej Plenković, élu en octobre 2016, s'était engagé à lutter contre l'extrémisme. Mais sa coalition au pouvoir, menée par son parti conservateur de l’Union démocratique (HDZ) et le mouvement Most, proche des milieux catholiques, ne fait guère d'effort pour s'éloigner de la politique fasciste de ses prédécesseurs.

Néanmoins, le pays a parcouru un long chemin en matière des droits des LGBT depuis sa première Pride en 2002, lorsque les participants à la marche avaient été agressés par des extrémistes, rappelle l'AFP.

Les défilés sont toujours encadrés par d'importantes mesures de sécurité. Les homosexuels ne peuvent pas non plus se marier, les Croates s'y étant opposés en décembre 2013, lors d'un référendum soutenu par l'Église catholique, qui continue de considérer l'homosexualité comme un « handicap », une « perversion ».

Mais ils disposent depuis juillet 2014 d'une reconnaissance juridique, même s'ils ne peuvent pas adopter.

Valentine Monceau
stophomophobie.com

>> Some 1,000 people protested in Zagreb on Monday calling for tolerance after unknown attackers released tear gas in a nightclub hosting a gay party at the weekend.

The incident in the early hours of Sunday sparked a panic at the Super Super club in staunchly Catholic Croatia's capital, with some of the 300 revellers smashing windows as they tried to escape.

Two people were slightly injured, police said.

The Balkan country's top officials and rights groups strongly condemned the incident.

The conservative government vowed in a statement to « firmly oppose any form of violence and hate speech, as well as racial, religious and gender discrimination ».

Monday's « protest against hatred and violence » was organised by the Zagreb Pride gay rights group, which called the incident a "brutal and barbarian attack on human lives ».

« We don't tolerate intolerance », read some of the banners carried by the protesters, many of whom waved rainbow flags.

"There are fears of society's radicalisation, » Boris Kladar, a 60-year-old jurist who joined the protest, told AFP.

Gay rights have gradually improved in Croatia, an EU member which counts almost 90 percent of its 4.2 million-strong population as Roman Catholics.

Gay couples are allowed to register as life partners, enjoying the same rights as their heterosexual peers except on adopting children.

But its conservative society remains under the strong influence of the Catholic Church, which has labelled homosexuality a « handicap » and a « perversion ».

Prime Minister Andrej Plenkovic, who came to power after a snap election in October, has pledged to crack down on extremism.

The previous centre-right government was accused by critics of turning a blind eye to a far-right surge in the country, including nostalgia for a pro-Nazi past, attacks on minorities and independent media.

But critics say the current administration has not done enough to move away from its predecessor's policies.

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