Afrique du Sud : Une jeune femme lesbienne sauvagement assassinée, après avoir été « violée et mutilée »

Afrique du Sud : Une jeune femme lesbienne sauvagement assassinée, après avoir été « violée et mutilée »

>> A South African Girl has been brutally raped and murdered for coming out as a lesbian. : 'We suspect she was raped. Her body was burnt. Her eyes were taken out and her private parts were mutilated'

La police sud-africaine a arrêté mardi quatre personnes suspectées du meurtre d'une jeune lesbienne, dont le corps mutilé et calciné avait été retrouvé sur un terrain vague, à proximité de son domicile. Prévenante et soucieuse, la jeune femme d'une vingtaine d'année, originaire de la province de Gauteng, n'avait plus donné signe de vie depuis sa disparition le 16 décembre dernier.

« Motshidisi Pascalina était une étudiante studieuse et très appréciée. Sa famille est anéantie ainsi que toute la communauté », a déclaré Lindiwe Nhlapo, activiste des droits humains, qui rappelle que l'homophobie ne tue pas uniquement les homosexuels : « Personne ne mérite que son enfant soit assassiné avec autant de brutalité, surtout en raison de son orientation sexuelle ».

Selon les premiers éléments de l’enquête, Motshidisi aurait été victime d'un viol « correctif », pour la « soigner » de son homosexualité, et de mutilations, avant d'être « incendiée ».

« C'est par son tatouage sur la jambe que ses parents ont pu l'identifier », explique Cedric Davids, militant politique et membre de la Jeunesse locale Communiste. Il participait à un rassemblement organisé devant la prison où les accusés sont depuis incarcérés. « Elle a été torturée, ses yeux étaient arrachés et ses parties intimes mutilées... »

« C'est très clairement un crime de haine et une honte pour toute la nation », dénonce également Kegomodicoe Mocoancoeng, porte-parole de la communauté, qui exhorte les autorités à réagir.

Si l'Afrique du Sud demeure effectivement le seul pays africain à avoir ouvert depuis 2006 le mariage et l'adoption aux couples de même sexe, les protections garanties en principe par la constitution sont toutefois insuffisantes et les agressions perpétrées à l’encontre des LGBT+, « comme ces viols soi-disant "correctifs" », sont tristement persistants, notamment dans cette région à faible revenu, insiste encore Cedric : « C'est le troisième d'une femme lesbienne » et les agresseurs agissent avec une impunité quasi-totale.
Malgré les pressions des ONG et les multiples initiatives, « la volonté manque de mettre au point des politiques efficaces pour prévenir et traiter ces actes comme des crimes haineux », souligne encore Kegomodicoe Mocoancoeng, alors qu'ils sont ciblés et motivés selon toute apparence par l'orientation sexuelle ou l'identité de genre des victimes.

Motshidisi Pascalina venait d'obtenir son diplôme de fin d'études secondaires, qui conditionne l'accès à l’enseignement supérieur en Afrique du Sud.

Terrence Katchadourian
stophomophobie.org

 

>> The murder of a South African lady who came out of the closet to openly declare her sexuality as a lesbian, Matshidiso ‘Pasca’ Melamu, has provoked widespread anger in the land as angry protesters have bayed for justice for the woman.

Authorities believe she was raped before her killers subjected her to torture and mutilation.

According to Cedric Davids, a member of the Young Communists’ League working Committee in Gauteng, Pascalina was last seen on 16 December when she was going out with friends. "Her body was burnt. Her eyes were taken out and her private parts were mutilated." Davids said Pascalina's parents were initially unaware it was her. "Most of her body had sustained burn injuries. Her parents identified her by her tattoo on her leg, it was the only thing visible."

Four men have been arrested in connection with the crime.

Investigators theorize that Pascalina had been subject to “corrective rape,” in which men try to “cure” lesbianism by raping them.

Her gruesome murder has also left her family and the Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender and Intersex (LGBTI), community reeling in shock.

The LGBTI spokeswoman, Kegomodicoe Mocoancoeng, said Pasca’s murder was a hate crime which should embarrass the areas and the nation as a whole.

“It was a brutal murder because she was raped, mutilated and her body was also burned. This a clear indication that some members of society are not willing to accept us and yet they know of our existence. We want to see change because Pasca’s killers are still roaming the streets,” Mocoancoeng said.

Lindiwe Nhlapo, Vaal LGBTI project manager, said the family and activist group were shocked by the brutal killing.

"She passed her matric ... she was loved by people. Her family is hurt by what happened. As the Vaal LGBTI, we are shocked and saddened by the way she was killed. No parents deserve to have their children killed in that brutal manner."

On Tuesday, various community organisations in the area staged a march to the Mafatsana police station to hand over a memorandum to demand justice and rights for the LGBTI community.

"We want justice ... justice for LGBTI people because there is no justice for LGBTI."

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