Une photographe russe, Alexandra Kuzyk, a été condamnée à 18 mois de camp de travail par un tribunal, après avoir été reconnue coupable de production de « pornographie illégale ». Elle a publié sur la messagerie Telegram une fanfiction inspirée du groupe de K-pop Stray Kids. Le texte mettait en scène une relation fictive entre membres du groupe sud-coréen. Les autorités russes ont estimé que ce contenu relevait de la législation sur la pornographie, ouvrant la voie à des poursuites pénales.
Une œuvre de fiction requalifiée en infraction
Le tribunal a retenu la qualification de contenu pornographique interdit, malgré la nature fictionnelle du texte. Alexandra Kuzyk a été condamnée à une peine de 18 mois dans une colonie pénitentiaire de travail, selon plusieurs médias.
Le cadre juridique s’est durci ces dernières années en Russie concernant les contenus liés aux personnes LGBT+. Les autorités disposent d’un arsenal législatif élargi autour des lois dites contre la « propagande LGBT », utilisées pour encadrer ou sanctionner certaines représentations dans l’espace public et en ligne.
Dans ce contexte, la législation permet une interprétation large des contenus jugés contraires aux règles en vigueur. Textes, images ou publications peuvent être poursuivis lorsqu’ils sont considérés comme relevant de la pornographie ou de la propagande interdite.
Des poursuites engagées sur une fiction
Dans cette affaire, aucun fait réel ni acte de violence n’est en cause. Il s’agit d’un texte de fiction publié sur internet, dont la qualification pénale repose uniquement sur son contenu.
Le recours au droit pénal pour sanctionner des créations fictionnelles interroge les limites imposées aux auteurs et autrices, ainsi que les conditions de publication en ligne, dans un contexte de surveillance accrue des contenus.









