Zones anti-LGBTI : Le Centre-Val de Loire suspend sa coopération avec la Région polonaise de Malopolska

Zones anti-LGBTI : Le Centre-Val de Loire suspend sa coopération avec la Région polonaise de Malopolska

Après les villes de Saint-Jean-de-Braye ou encore Nogent-sur-Oise, ces 18 et 20 février, avec leurs jumelles polonaises, Tuchów et Kraśnik, c'est la Région Centre-Val de Loire qui annonce ce lundi 24, la suspension de ses relations officielles avec la Région de Malopolska (au sud-est de la Pologne), qui s’est aussi déclarée « zone libre de l’idéologie LGBTI ».

« Nous tenons à condamner fermement toutes les atteintes aux droits fondamentaux des personnes. Les positions prises par les autorités de Malopolska représentent une menace inacceptable pour le respect, la sécurité et la liberté des personnes. Elles constituent une remise en cause du principe fondamental d’égalité et de non-discrimination inscrit dans les traités internationaux et la charte de l’Union Européenne », insistent dans leur communiqué, le président de la Région François Bonneau et son vice-président Charles Fournier. Avec Malopolska, la Région Centre-Val de Loire disposait d’un cadre de coopération décentralisée. Ce gel se poursuivra tant « que le respect des droits humains ne sera pas restauré par les autorités de la région ».

Rappelons que le Parlement européen a voté en décembre 2019 un texte exhortant les autorités polonaises à révoquer ces résolutions, adoptées ces derniers mois par près de quatre-vingt-dix collectivités locales. La Pologne est par ailleurs l'un des six pays de l'Union européenne où le mariage égalitaire est impossible.

« Nous portons une attention particulière aux discriminations, souvent très violentes, que subissent les personnes LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans) dans le monde et encore aujourd'hui en France. La Région Centre-Val de Loire leur témoigne sa solidarité et son soutien », ajoute le communiqué.

Dans la presse, François Bonneau précise également qu'il adressera dans les prochains jours un courrier au président de Malapolska, pour lui faire part de sa « désapprobation » et de son « souhait » de voir cette région polonaise « revenir à une coopération conforme aux principes et valeurs de l’Union européenne ».

Neuf communes françaises (Béthune, Douai, Douchy-les-Mines, Morlaix, Saint-Martin-des-Champs, Saint-Thégonnec, Lambres-Lez-Douai, Estaires, Liévin), le département du Pas-de-Calais ainsi que les régions du Grand-Est et de l'Auvergne-Rhône-Alpes restent encore associés à des « zone anti-LGBTI » en Pologne.