Un enfant élevé par un couple homosexuel aura « des difficultés dès le départ », selon Emmanuelle Ménard, apparentée FN (VIDEO)

Le Comité d’éthique s’est prononcé fin juin pour une ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) pour toutes les femmes. Elle était jusqu’ici réservée aux seuls couples hétérosexuels infertiles ou qui risquent de transmettre une maladie grave à l’enfant. Emmanuel Macron, alors candidat, s’y était également engagé, assurant qu’il suivrait l’avis du CCNE, « afin d’assurer dans la société un vrai débat, pacifié et argumenté ».

« Une dérive », toutefois selon la députée de l’Hérault apparentée FN, Emmanuelle Ménard qui, interrogée ce lundi 3 juillet 2017 sur BFMTV et RMC, estime « qu’on est en train de passer sur ce sujet du respect des droits de l’enfant aux droits à l’enfant, ce qui est une nuance de taille et qui pour moi est problématique. » Si Le chef de l’état venait à légiférer au cours de son quinquennat sur la question, elle voterait contre !

« Dans cette histoire la personne vulnérable c’est l’enfant, qui ne demande rien à personne. Et je ne suis pas sûre que l’enfant à naître ait envie de se retrouver dans une situation qui peut être difficile », poursuit-elle.

« Alors, évidemment, peut-être qu’un enfant élevé par deux femmes sera le plus heureux et le plus épanoui du monde. Mais c’est quand même prendre le risque, au départ, de lui rajouter une difficulté supplémentaire… Je pense qu’il y a une différence essentielle entre un homme et une femme, un père et une mère, déjà physique et physiologique, et leurs rôles dans l’éducation de l’enfant ne sont pas les mêmes. Voilà, c’est tout. »

Rodée dans la rhétorique puisque qu’elle dirige aussi le site d’extrême-droite Boulevard Voltaire, l’élue, par ailleurs épouse du très polémique maire de Béziers Robert Ménard, évoque rapidement, la GPA, « marchandisation des ventres des femmes », insiste-t-elle, pour justifier son propos. La pratique est interdite en France mais « si on ouvre la porte à la PMA, je vous garantie que ça va venir, Monsieur Macron ne s’y étant pas opposé, si ce n’est pour indiquer que « la société française n’était pas prête pour le moment », conclut-elle, consciente néanmoins que les politiques sont toujours en retard sur ces questions de société car pas assez ancrés sur le terrain.

La majorité des études menées depuis les années 1980 sur l’homoparentalité soutiennent au contraire que non seulement les enfants élevés par des parents homosexuels ne rencontrent pas de problèmes particuliers, mais ils se porteraient même mieux et connaîtraient une meilleure cohésion familiale.

Valentine Monceau
stophomophobie.com