Russie : l’OSCE ouvre une enquête sur les violations contre les LGBTI et militants des droits humains en Tchétchénie

Russie : l’OSCE ouvre une enquête sur les violations contre les LGBTI et militants des droits humains en Tchétchénie

L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a nommé mi-novembre un expert autrichien, Wolfgang Benedek, pour enquêter sur les exactions commises en Tchétchénie à l’encontre de personnes LGBTI et représentants d’ONG de défense des droits de l’homme. C’est la première fois que le mécanisme de Moscou, auquel l’ensemble des Etats participants à l’OSCE ont souscrit, est utilisé pour interroger la Fédération de Russie sur ces violations des droits humains. La France, avec 15 autres Etats participants de l’OSCE, l'avait invoqué ce 1er novembre.

La Russie ayant renoncé à coopérer, l’expert travaille depuis Vienne et a déjà commencé ses premières auditions, s’entretenant avec des victimes de tortures et persécutions, ainsi qu’avec des représentants de la société civile Tchétchène, pour une évaluation juridique des abus commis depuis janvier 2017, précise encore la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme).

L’enquête porte principalement sur les cas de disparitions forcées, détentions arbitraires; tortures et exécutions extrajudiciaires contre des personnes visées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, perçues ou réelles, et les attaques contre des ONG de défense des droits humains, avocats, médias indépendants et organisations de la société civile. Parmi celles-ci, l’organisation « Memorial », membre de la FIDH en Russie, et dont le représentant à Grozny, Oyub Titiev, est toujours arbitrairement détenu.

Le rapport devrait permettre de qualifier ces violations commises par la Russie, au regard des engagements qui sont les siennes en tant que membre de l’OSCE. Le 20 décembre au plus tard, Wolfgang Benedek fournira ses conclusions et recommandations à l’OSCE et à la Fédération de Russie, pour tenter de résoudre ce que l’Organisation internationale avait désigné comme une « crise des droits humains extrêmement grave ».

Rappelons que Mousse, Stop Homophobie et le Comité Idaho France ont déposé plainte, en mai 2017, pour « génocide » devant la Cour pénale internationale contre Ramzan Kadyrov, président de Tchétchénie.

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