Le Conseil de Paris interdit la diffusion de publicités à caractère sexiste, LGBTphobe ou discriminatoire (VIDEO)

Le Conseil de Paris interdit la diffusion de publicités à caractère sexiste, LGBTphobe ou discriminatoire (VIDEO)

Le marché du mobilier urbain d’information a été attribué par vote, mardi, à Somupi, filiale de JC Decaux et du Groupe Publicis, seul candidat, qui devra « s’assurer qu’aucune publicité à caractère sexiste ou discriminatoire ne puisse être diffusée sur le réseau municipal », a décidé le Conseil de Paris.

Aux côtés de villes comme Londres et Genève, qui ont déjà mis en place des dispositifs de contrôle comparables, Paris montre ainsi « la voie en décidant d’actionner tous les leviers en sa possession pour empêcher la diffusion, la promotion et la valorisation d’images dégradantes pour certaines catégories de citoyens », a souligné dans un communiqué la maire, Anne Hidalgo.

« Fier d'avoir porté cet amendement », écrit également Nicolas Bonnet Oulaldj, le président du groupe communiste, Front de Gauche, qui a réclamé du concessionnaire cet engagement contre « toute publicité qui utilise des stéréotypes sexistes, lesbophobes et/ou homophobes, ainsi que des représentations dégradantes, dévalorisantes, déshumanisantes et vexatoires des femmes et des hommes », ou encore « cautionnant toute forme de discrimination fondée sur l’origine ethnique, l’origine nationale, la religion, le sexe ou l’âge », et portant atteinte à la dignité humaine.

« Nous ne pouvions tolérer plus longtemps que ces insultes soient placardées sur nos murs dans le seul intérêt consumériste », ajoute-t-il, saluant « une victoire pour toutes et tous ! »

Un contrôle que JC Decaux assure toutefois avoir déjà mis en place depuis plusieurs années, mais qui ne concerne pas ses concurrents dans le métro ou à l'arrière des bus.

En attendant une loi qui s'appliquerait sur l’ensemble du territoire national, Hélène Bidard, adjointe PCF chargée de la lutte contre les discriminations, s'est réjouie de la volonté politique et « avant gardiste » de la ville pour se débarrasser définitivement ces campagnes, « même si l'idéal absolu » serait de ne pas avoir à intervenir et que « publicitaires et marques prennent conscience par eux-mêmes que l'on peut être vendeur autrement ».

Valentine Monceau
stophomophobie.com