EPU : Pékin s’engage en faveur des droits LGBT+

Tous les cinq ans, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU procède à un Examen périodique universel (EPU) de la situation des droits humains dans chacun des 193 États membres.

La Chine, auditionnée pour la troisième fois à Genève, en novembre dernier, vient d’approuver, ce jeudi 7 mars 2019, une liste de recommandations, parmi lesquelles cinq mesures spécifiques à la question LGBT+, dont l’adoption, dans les 12 prochains mois, d’une législation anti-discrimination.

« C’est une étape importante qui pourrait susciter un changement d’attitude de la part de notre gouvernement à l’égard des LGBTQI », a estimé dans la presse un activiste chinois. « C’est la première fois que notre délégation adhère à toutes les propositions formulées sur la question. Mais il ne suffit pas de s’engager, il faut que les actions suivent. Espérons maintenant que davantage de ministères s’impliquent dans la mise en œuvre de ces mesures pour aider notre communauté et promouvoir la culture de la diversité. »

Pour Me Etienne Deshoulières, conseil de STOP homophobie, cet engagement de la Chine est « l’une des avancées les plus importantes pour les droits des LGBT+ dans le monde. Elle concerne déjà plus d’un milliard de personnes. »

Rappelons que le pays a dépénalisé l’homosexualité en 1997 et l’a retirée de sa liste des maladies mentales en 2001. Mais le gouvernement ne semble pas manifester d’intérêt à une légalisation du mariage pour tous et continue périodiquement de renforcer sa censure des contenus LGBT sur Internet ou ailleurs.