Deux responsables #politiques, ouvertement #homosexuels, à la tête du #gouvernement #luxembourgeois.

L’ère Jean-Claude Juncker, premier ministre depuis 1995 et « doyen » du cercle des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, même s’il n’a que 59 ans, est donc officiellement terminée. Après quelques semaines de négociation, les partis libéral, socialiste et écologiste ont approuvé le programme d’une « grande coalition ». Comptant 15 ministres – dont 4 femmes seulement – elle sera conduite par le vainqueur surprise des législatives de la fin octobre, Xavier Bettel.

Cet avocat de 40 ans, bourgmestre (maire) libéral de la ville de Luxembourg, est devenu ce mercredi le premier responsable politique du Grand-Duché, ouvertement homosexuel. Ce qui devrait ouvrir la voie à des réformes comme le mariage pour tous. Et, l’homme compte bien faire son entrée sur la scène internationale au prochain Sommet européen des 19 et 20 décembre, à Bruxelles.

Le gouvernement de coalition de Xavier Bettel, dont le numéro deux, Etienne Schneider, dirigeant du Parti ouvrier socialiste, est lui aussi ouvertement homosexuel, a promis d’engager une série de réformes, dont le remplacement de l’éducation religieuse par des cours d’éthique à l’école.

Il a aussi prévenu ses compatriotes qu’il devrait prendre des mesures impopulaires pour réduire les dépenses publiques et permettre au Grand-Duché de conserver sa note « triple A ». La Commission européenne a prévu le mois dernier un creusement du déficit public luxembourgeois de 0,6% du PIB l’an dernier à 2,7% en 2015.

Le président de la Chambre de commerce du Luxembourg, Pierre Gramegna, ancien ambassadeur au Japon, s’est vu confier le portefeuille des Finances.

Jean-Claude Juncker, dont le Parti chrétien-social (CSV) a dirigé le Luxembourg pratiquement sans interruption depuis la Seconde guerre mondiale, a annoncé qu’il resterait à sa tête dans l’opposition, mais il se murmure déjà que celui qui a présidé l’Eurogroupe jusqu’à début 2013 pourrait prochainement prendre un poste européen à Bruxelles.

STOP HOMOPHOBIE
avec reuters