Sénégal : la présidente de l’Assemblée nationale française dénonce les violences visant les personnes LGBT+

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a dénoncé la situation des personnes LGBT au Sénégal, évoquant des individus « pourchassés, humiliés, parfois lynchés » dans une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux.

Cette prise de parole intervient alors que le Sénégal a durci sa législation contre les relations entre personnes de même sexe, avec l’adoption récente d’un texte prévoyant des peines pouvant aller jusqu’à dix ans de prison.

Un durcissement légal et une première condamnation

Dans ce contexte, une première condamnation à six ans de prison ferme a été prononcée en avril 2026 par un tribunal de Dakar pour une relation homosexuelle, selon plusieurs médias.

Ce jugement s’inscrit dans le cadre de ce nouveau dispositif législatif, qui prévoit des peines renforcées et marque un durcissement significatif du traitement pénal des relations homosexuelles dans le pays.

Une réaction diplomatiquement sensible

Sans désigner directement les autorités sénégalaises, cette intervention constitue une prise de position politique forte, émanant de la troisième personnalité de l’État français.

« Emprisonner quelqu’un pour qui il est, pour qui il aime, ce n’est pas une question culturelle. C’est une violation des droits humains », rappelle-t-elle, soulignant l’engagement de la France en faveur de la dépénalisation de l’homosexualité dans le monde.

Un Français également détenu

Parallèlement, un ressortissant français a été arrêté et est actuellement détenu au Sénégal dans un contexte lié à la criminalisation des relations homosexuelles.

Cette affaire illustre l’élargissement des conséquences de la législation sénégalaise, qui peut désormais concerner aussi des ressortissants étrangers.

Un débat entre souveraineté et droits humains

Ces prises de position interviennent dans un contexte où les autorités sénégalaises défendent leur législation au nom de la souveraineté nationale, tandis que plusieurs responsables politiques et organisations internationales alertent sur une dégradation de la situation des personnes LGBT.

Dans ce cadre, l’intervention de la présidente de l’Assemblée nationale française figure parmi les réactions politiques européennes les plus visibles sur le sujet ces derniers mois.