Marche des visibilités : Des milliers de personnes dans les rues de Strasbourg, Metz, Nantes, Bordeaux et Arras

Marche des visibilités : Des milliers de personnes dans les rues de Strasbourg, Metz, Nantes, Bordeaux et Arras

A Strasbourg, ils étaient 2.000 selon la police et 12.000 selon les organisateurs, à défiler pour défendre l'égalité des droits et dire non à l'homophobie. Les organisateurs avaient adopté comme slogan "Je suis gay / bi / lesbienne/ trans", en référence à la mobilisation du mois de janvier autour du slogan "Je suis Charlie".

"Comme ce qui s'est passé le 11 janvier, on aimerait que tout le monde soit avec nous dans la rue, même les hétéros", a déclaré Yves Lorentz, le président de FestiGays.

Sur la place Kléber, la foule a chanté la Marseillaise avant d'observer trois minutes de silence en hommage aux victimes de l'extrémisme et de l'homophobie, ainsi qu'aux "morts du sida".

Beaucoup sont venus en famille, comme Michaël, avec un drapeau arc-en-ciel sur le dos et un enfant de un an dans la poussette : "Autant l'habituer tout de suite à voir plein de différences et à être tolérant. C'est très bien si tout le monde se mélange et tout le monde s'accepte."

Dans la foule, de nombreux hétérosexuels, comme Luc, choqué d'entendre encore au quotidien des propos homophobes : "On est venus ici pour manifester notre solidarité et surout pour essayer de faire changer un petit peu la société."

A Metz, le défilé a rassemblé environ 3.500 personnes, selon les organisateurs, avec pour mot d'ordre une critique du "double discours" du Front national. "Ce parti laisse entendre qu'il serait presque gay friendly, alors qu'en réalité il est clairement homophobe", a dénoncé Matthieu Gatipon-Bachette, le président de "Couleur Gaies". L'occasion évidemment pour les pseudos "militants nationalistes" de se livrer à des collages d’autocollants sur le parcours, regrettant de ne pas avoir pu organiser une action coup de poing.
 

A Nantes, ils étaient au moins 5.000, selon la police, dont le nouveau maire socialiste de la ville, Johanna Rolland, qui a marché derrière une banderole "Pride Nantes". Au rythme de la musique techno, les participants portaient des banderoles ou pancartes proclamant "Les droits Humains sont ma fierté", "Trans, Intersexes : une loi, des droits", "Ma mémé est pour l'égalité", ou encore "Stop Homophobie". Merci Nantes 🙂

A Bordeaux, 2 à 3.000 personnes ont marché derrière une banderole "Tous unis pour l'égalité". Dans le cortège où avaient pris part de nombreux jeunes gens déguisés ou non, certains élus, notamment socialistes étaient visibles. "Je suis lesbien et je suis fier", "Qui suis-je pour juger'" ou "Il est interdit d'interdire d'aimer", proclamaient les banderoles. La musique était fortement présente et de nombreux ballons et drapeaux arc-en-ciel flottaient au vent.

Enfin à Arras, la "parade de la diversité" avait pour pour slogan "Stop aux promesses, agissez maintenant".