Contre l'homophobie au travail, le groupe Crédit Suisse recherche des «alliés LGBT»

Contre l'homophobie au travail, le groupe Crédit Suisse recherche des «alliés LGBT»

>> Credit Suisse sucht «Verbündete» für Schwule und Lesben

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Remarques douteuses, injures ou harcèlement, auto-censure de sa vie privée, contrairement aux autres collègues par crainte de réactions hostiles… affirmer son homosexualité sur son lieu de travail est loin d’être simple. Mais, pour favoriser l’épanouissement collectif de tous ses salariés, Crédit Suisse, prestataire mondial de services financiers, dont le siège principal est à Zurich, donne « priorité au bien-être » et lance un programme «d’alliés» : des «sympathisants friendly» pour accompagner et soutenir les personnes LGBT  au sein de l’entreprise.
Instaurer de meilleures conditions de travail est un enjeu d’autant plus fort que les comportements discriminatoires sont sources de dépression, d’arrêt de travail… voire même d’hospitalisation, s’il y a «tentative de suicide» de la victime.

«Compréhension empathique… il faut faire et donner confiance pour que les personnes qui en ont besoin trouvent le courage d’en parler, sachent à qui s’adresser…»

Dans une vidéo mise en ligne en 2014 pour le lancement du programme aux États-Unis et repartagée par le groupe sur les réseaux le 20 mai dernier, les témoignages en interne se succèdent. Un tiers des LGBT ont peur d’être stigmatisés par leurs collègues, tandis que 70% des personnes interrogées déclarent avoir des amis homosexuels. Plus de la majorité risque même d’abandonner leur poste dans les trois ans, lorsque plus de 50% d’entre eux seraient susceptibles de faire leur coming out si la direction exprimait ouvertement son soutien.

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«Quand j’ai été engagé, j’évitais le sujet. Ou, si l’on me demandait si j’avais une amie ou si j’étais marié, je répondais non. Mais lorsque je rentrais chez moi, je réalisais que j’avais tout simplement « gommé » mon compagnon», souligne Rupert McCann, président de la filiale Britannique.
«Une situation difficile. Et puis, je me suis dit qu’il était nécessaire de réagir. Non pas qu’il s’agisse d’afficher mon orientation sexuelle mais d’être honnête, déjà pour celui que j’aimais. Et puis, pour évoluer normalement, sans avoir à m’inventer une autre existence. Alors, une soirée de Noël. Un peu éméché par l’esprit festif, un de mes collègues m’a interpelé sur mes projets. Et, là, je lui ai répondu que j’allais me marier.
Il ignorait que j’avais quelqu’un dans ma vie. Il a pensé spontanément que c’était une femme. Je lui ai annoncé que j’allais épouser un homme. J’appréhendais ses réactions mais il m’a naturellement félicité avec sincérité. C’était pour moi une belle preuve. Il y a des gens biens. Il avait cette qualité et compréhension pour être un « allié ». Et, à mon retour de voyage de noces, j’ai eu l’agréable surprise de retrouver mes collègues autour de mon bureau pour me féliciter.».

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Terrence Katchadourian
@stop_homophobie

>> Ausgewählte Mitarbeiter der Credit Suisse sollen die Schwulen, Lesben, Bisexuellen und Transgender im Betrieb unterstützen. Ein entsprechendes Programm, das in den USA bereits läuft, startet nun auch in der Schweiz, wie Recherchen von finews.ch ergaben.

Der Begriff «LGBT» steht für Lesbian, Gay, Bisexual and Transgender und ist eine inzwischen weit verbreitete Abkürzung für Organisationen und Themen, die sich mit den Anliegen und Problemen dieser Menschen befassen.

Ein LGBT-Netzwerk existiert seit 2009 auch bei der Credit Suisse (CS). Nun wird dieses Programm sogar noch ausgebaut, wie Recherchen von finews.ch ergaben. Konkret sucht die Credit Suisse in ihrer Schweizer Organisation aktiv nach «Verbündeten», so genannten «Allies», wie sie auf Englisch heissen. Solche gibt es in den US-Betrieben der CS bereits (siehe folgendes Video).