Contraint de quitter la Tunisie « pour ne pas être accusé d’homosexualité », après avoir porté plainte pour viol

Ils ont échangé sur un site, avant de se rencontrer dans la ville de Monastir, autour d'un café et se rendre au domicile du prétendant, qui s'est avéré être policier, selon sa carte exhibée, dès que la porte fut fermée.

« J’ai eu très peur au point de lui proposer de l’argent contre ma libération, car je ne voulais pas finir en prison où on me ferait certainement subir les pires tortures comme cela se passe souvent pour les homosexuels », a confié au site kapitalis, Ramzi, ingénieur de 32 ans. Mais son agresseur a au contraire invité deux autres individus à participer à une séance d'injures et maltraitances, avec viol. « J’ai été sodomisé avec un objet dur. Je pense que c’était une matraque ».

Libéré à l'aube, le jeune homme s’est rendu à l’hôpital, puis au poste de police de Skanes, pour y déposer plainte. Le commissaire a exigé une expertise médicale pour savoir si Ramzi pratiquait la sodomie. Craignant d’être poursuivi sur la base de l’article 230 du code pénal, criminalisant l’homosexualité, il a « faussé compagnie » aux agents qui l’emmenaient faire le test, s'est caché quelques temps, pour finalement s’exiler en Belgique, avec un visa, obtenu dans le cadre de son travail.

Il envisage son retour en Tunisie, mais risque désormais d'être arrêté et incarcéré, sans même pouvoir prétendre à la justice.

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