#Canada #Pointe_Claire #Homophobie : Quand un #couple de #lesbiennes se font "virer" d’un #restaurant pour un baiser échangé sur la joue

#Canada #Pointe_Claire #Homophobie : Quand un #couple de #lesbiennes se font "virer" d’un #restaurant pour un baiser échangé sur la joue

Vendredi dernier, alors Carolyn Shaughnessy est au téléphone dans un coin du restaurant Le Manoir in Pointe-ClaireJessica Golberg, son amoureuse arrive derrière elle, et l’enlace rapidement, avant de lui donner un baiser sur la joue. Rien d’extraordinaire et pourtant, voilà que le gérant du lieu, visiblement choqué, s’approche avec un agent de sécurité, pour demander au couple de bien vouloir récupérer leurs effets, avant de les reconduire à la porte. Virer ! Mais pourquoi s’exclame Jessica ? Pour comportement inapproprié et inacceptable dans le restaurant ? « Pardon… », rétorque la jeune femme, « …nous n’avons rien fait d’inapproprié, de quoi parlez-vous ? »
Totalement sourd, le gérant s’obstine. « Il n’arrêtait pas de dire que ce que nous faisions était déplacé… », se souvient Jessica, « …que nous faisions preuve de trop de promiscuité, je ne sais pas, j’étais vraiment sous le choc. »

Un baiser sur la joue déplacé ? Il est évident qu’il s’agit là d’une réaction homophobe de la part du responsable de l’établissement.

Très vite, Carolyn exprime un coup de gueule sur son profil Facebook : « Ils nous ont jeté parce que nous étions gaies. Autant dire que je ne risque plus d’y remettre les pieds dans cette brasserie. Je suis dégoûtée ! » Il n’en fallait pas plus pour que son réseau s’enflamme et que tous partagent le statut incriminant la réaction du responsable de l’établissement. Les commentaires sont à la hauteur, mais comment ne pas s’offusquer d’un comportement aussi primitif ?

Un professeur de Droit de l’université McGill, Robert Leckey a déclaré que la situation avait effectivement été très mal gérée : « Les personnes qui sont engagées dans une relation sentimentale ont le droit d’échanger publiquement des marques d’affection, il n’y avait rien de choquant dans l’attitude de ce couple. »

Le propriétaire de la brasserie, Peter Segakis, s’est excusé auprès des deux femmes, en insistant sur le fait qu’il désapprouvait totalement la décision de son employé : « …S’il m’avait prévenu, je lui aurais bien évidemment rappelé que deux femmes qui s’embrassent n’a rien de déplacé, et ne justifie absolument pas une expulsion… » avant de publier également sur la page Facebook du restaurant ce communiqué :

« La Brasserie Le Manoir de Pointe Claire et son président Peter Sergakis formulent des excuses sincères à tous, mais plus particulièrement à toute la communauté Lesbiennes Gays Bisexuels et Transgenre (LGBT) et ce, suite à un geste exagéré d’un employé du Manoir Pointe-Claire samedi soir dernier. Bien que l’entreprise ne tolère pas l’indécence dans ses établissements, et ce conformément à la Loi, il appert que l’employé qui a décidé de procéder à l’expulsion de nos deux clientes samedi soir dernier n’a pas fait preuve du discernement nécessaire à l’exercice de ses fonctions. Ce geste isolé ne traduit pas les valeurs de l’entreprise et de son président M. Peter Sergakis. Je m’engage personnellement à réitérer ces valeurs à tous mes employés et à m’assurer que celles-ci soient véhiculées dans tous mes établissements dans le futur.

Joyeuses fêtes à toutes et à tous,
Peter Sergakis,
Président de la Brasserie Le Manoir Pointe-Claire

Brasserie Le Manoir of Pointe Claire and its president, Mr. Peter Sergakis, wish to express their deepest apologies to all, but more specifically, to the whole Lesbian, Gay, Bisexual and Transgender community (LGBT) and such, pursuant to the extreme actions taken this past Saturday by of one of the Manoir Pointe-Claire employees. Although the company does not tolerate indecency in its establishments in accordance with the Law, it appears that the employee who decided to proceed with the expulsion of two of our clients last Saturday showed a great lack of discernment which is necessary for the undertaking of his functions. The isolated incident is in no way a reflection of the values of the said company and its president Mr Peter Sergakis. I take it upon myself personally to reiterate to my employees those said values and to make sure that they put them to use in all my establishments in the future.

Happy holidays to all,
Peter Sergakis
President of Le Manoir Pointe-Claire »

Terry G. / Joelle B. @stop_homophobie

>> Same-sex couple kicked out of a West Island restaurant for PDA

POINTE-CLAIRE – Carolyn Shaughnessy was having dinner with her girlfriend last Friday at Le Manoir in Pointe-Claire when she was told to leave by the manager.

“I was on the phone in the corner and [my girlfriend] came up behind me, and she hugged me and kissed me on the cheek, and he approached us,” she recalled.

Shocked, Shaughnessy said they were forced to pick up their things and follow security out the door.

“He just kept saying that what we were doing was inappropriate,” added girlfriend Jessica Goldberg.

“It was promiscuous and, I don’t know, I was just very taken aback.”

After the incident, Shaughnessy took to Facebook, writing “THEY KICKED US OUT FOR BEING GAY. Safe to say that I won’t ever be returning there again. I’m disgusted.”

The post has been shared over 100 times and has garnered support from some local LGBT groups.

“PDA between same sex couples is still a trigger element for a lot of people’s inner homophobia,” said David Platt, President of Gris-Montreal.

“They’re not used to seeing two people displaying affection who are of the same sex.”

Now, the restaurant’s owner Peter Segakis is taking responsibility for his manager’s actions.

He’s reaching out to the girls to apologize on behalf of his manager.

“If he would have called me and told me that two girls were kissing, I’d tell him that’s normal today and I would tell him not to throw them out,” said Segakis.

Robert Leckey, a law professor at McGill University says the situation was mishandled.

“Everyone in a relationship has the right to be seen, to have their affection publicly displayed,” he said.

“The assumption that a certain kind of relationship is obscure, unseemly or against public morality is really out of line.”

Shaughnessy says despite the overwhelming support from friends and family, she still hasn’t been able to get over this homophobic incident.

“I was confused,” she said. ”In our minds, I didn’t see anything wrong with it.”

She says she won’t be going back to Le Manoir anytime soon.