WikiLeaks : Bradley Manning devient légalement Chelsea Manning

WikiLeaks : Bradley Manning devient légalement Chelsea Manning

>> Judge grants name change to Chelsea Manning, convicted in WikiLeaks case

Le soldat américain Bradley Manning, condamné l'été dernier pour la plus grande fuite de documents secrets de l'histoire des Etats-Unis, est devenu légalement Chelsea Manning, après avoir obtenu mercredi l'aval d'un juge américain.

Dans la foulée de sa condamnation à 35 ans de prison, Manning, dont les troubles d'identité sexuelle avaient été largement évoqués au cours de son procès en cour martiale, avait demandé à se faire désormais appeler Chelsea, assurant qu'il se sentait plus femme qu'homme.

"Le juge du district du comté de Leavenworth (Kansas) David King a accepté la requête du lanceur d'alerte de WikiLeaks l'autorisant à changer légalement de nom de 'Bradley Edward Manning' à 'Chelsea Elizabeth Manning'", s'est félicité dans un communiqué son Réseau de soutien.

"On me demande toujours: 'pourquoi changez-vous de prénom?'. La réponse ne peut pas être plus simple: parce que c'est un reflet plus vrai, plus puissant et plus honnête, de qui je suis et de qui j'ai toujours été: une femme prénommée Chelsea", a réagi Manning, dans le même communiqué.

"J'espère que mon changement de nom aujourd'hui, tout en étant si significatif pour moi personnellement, pourra aussi réveiller les consciences sur le fait que nous les transsexuels existons partout en Amérique aujourd'hui, et devons traverser tant d'obstacles tous les jours juste pour être qui nous sommes", a-t-elle ajouté.

Actuellement incarcérée à Fort Leavenworth, au Kansas, Chelsea Manning a également demandé à l'armée de pouvoir bénéficier d'un traitement hormonal. Elle a été informée en août que "l'armée avait ébauché un programme pour ce traitement" mais n'en a plus entendu parler depuis, ajoute son Réseau de soutien.

Le soldat américain a été condamné en août 2013 à 35 ans de prison pour la plus grande fuite de documents secrets de l'histoire des Etats-Unis. La juge militaire Denise Lind l'avait reconnu coupable de faits d'espionnage et de fraude pour la fuite de 700.000 documents diplomatiques et militaires confidentiels, dont une importante part avait été publiée par le site WikiLeaks.

>> A Kansas judge on Wednesday granted the former Army intelligence analyst's request to formally be known as Chelsea Elizabeth Manning.

"I've been working for months for this change, and waiting for years," she said in a statement applauding the order.

"It's worth noting that in both mail and in-person, I've often been asked, 'Why are you changing your name?' The answer couldn't be simpler: because it's a far better, richer, and more honest reflection of who I am and always have been -- a woman named Chelsea."

Manning is currently serving a 35-year sentence at the Army prison at Fort Leavenworth, Kansas.

She was convicted in July of stealing and disseminating 750,000 pages of documents and videos to WikiLeaks in what has been described as the largest leak of classified material in U.S. history. Manning was found guilty of 20 of the 22 charges against her, including violations of the U.S. Espionage Act.

George Wright, an Army spokesman, said Wednesday the name change would have little consequence.

"This court action is only a name change and will have no other effect on his current status other than the name in his records. U.S. Disciplinary Barracks is an all-male facility," he said.

Manning first announced her intent to live as a woman in August.

Then, she asked for support and said she wanted to begin hormone therapy as soon as possible.

"In August, I requested that the military provide me with a treatment plan consistent with the recognized professional standards of care for trans health. They quickly evaluated me and informed me that they came up with a proposed treatment plan.

"However, I have not yet seen their treatment plan, and in over eight months, I have not received any response as to whether the plan will be approved or disapproved, or whether it follows the guidelines of qualified health professionals," Manning said in Wednesday's statement.

In August, one Army official, who was not authorized to speak publicly about Manning's case, said the private would remain a man in the eyes of the Army. Another said Manning would be treated like any other prisoner.

AFP