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Terrorisme/homopobie : hommage aux victimes de l'attaque au couteau à Reading (Royaume-Uni)

Terrorisme/homopobie : hommage aux victimes de l'attaque au couteau à Reading (Royaume-Uni)

Ce samedi 20 juin vers 19 heures locales (20 heures en France), plusieurs personnes ont été poignardées à Forbury Gardens, un parc public de la ville de Reading, à environ 60 kilomètres à l'ouest de Londres.

Trois victimes ont été grièvement blessées et hospitalisées, mais trois autres sont décédées : Joe Ritchie-Bennett, David Wails et James Furlong. Ils étaient des membres très appréciés de la communauté LGBT locale, précise le site pinknews.

Le premier, Ritchie-Bennett, 39 ans, était un américain qui résidait en Grande-Bretagne. Il travaillait pour une compagnie pharmaceutique et avait perdu son époux, emporté cinq ans plus tôt par un cancer. Wails était un scientifique, qui incitait à la bonne humeur, et Furlong, 36 ans, enseignant dans une école secondaire, décrit par son entourage comme « un homme gay, fier et engagé pour une égalité totale pour tou.te.s ». Son école a tenu deux minutes de silence pour lui rendre hommage.

« Ces trois hommes étaient mes amis et de vrais gentlemen », a réagi ans un communiqué, Martin Cooper, directeur de l'association Reading Pride. « Ils étaient très présents au sein de la communauté et ils vont terriblement nous manquer ».

La police britannique considère l'attaque comme « terroriste ». Il y avait foule dans le parc, « beaucoup de gens étaient assis pour boire un verre avec des amis », comme l'ont souligné les témoins. Mais l'assaillant s'est dirigé « vers un groupe d'une dizaine de personnes, poignardant trois d'entre eux, gravement dans le cou et sous les bras », avant de tenter d'en frapper d'autres et s'enfuir, après avoir semé la panique.

L’agresseur, Khairi Saadallah, un jeune homme de 25 ans, demandeur d'asile originaire de Libye, était arrivé au Royaume-Uni en 2012.
Il avait des problèmes de violence et de santé mentale, dont de syndrome post-traumatique, et il aurait déjà été en prison pour des délits mineurs, sans lien avec le terrorisme. Selon la BBC, il était néanmoins connu du MI5, mais les services de renseignement avaient estimé qu’il ne présentait pas de risque immédiat. Saadallah se disait par ailleurs « menacé par les islamistes dans son pays d'origine », parce qu'il s'était notamment converti au christianisme.

Nous présentons nos condoléances aux proches et familles.

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