#Russie : Un jeune "activiste" reconnu coupable de propagande homosexuelle après avoir été battu et dénoncé par ses parents

#Russie : Un jeune "activiste" reconnu coupable de propagande homosexuelle après avoir été battu et dénoncé par ses parents

Coupable de "Propagande homosexuelle" pour quelques mots sur une pancarte : "Être gay et aimer les gays, c'est naturel. Mais les frapper et les tuer, c'est un crime".

Étudiant et employé de banque de 24 ans, Dmitry Isakov avait déjà été arrêté à deux reprises en juin dernier pour avoir eu l’initiative "désobligeante" d'exprimer seulement une demande auprès des autorités, afin d'obtenir la permission nécessaire pour l'organisation d'une "Gay Pride" dans la ville de Kazan. Le refus était évident. Comme on le sait, les rassemblements en faveur des droits de l'homme sont presque totalement interdits. Pas de protestation dans le pays.
Mais le jeune homme n'a pas estimé la réponse équitable. Se taire ou réagir et témoigner ? Il a donc décidé de se manifester, seul, avec un slogan imparable de justesse mais qui n'a pas semblé légitime pour les policiers qui l'ont rapidement fustigé. Oui, il a été battu, et avec la complicité de ses propres parents pour qu'on puisse lui passer les menottes et l'emmener plus facilement. Une maman + un papa c'est élémentaire ? Pas forcément le cas pour tous. Et, le mieux, c'est que Dmitry Isakov ne leur en veut même pas.

"Ce n'est pas de leur faute. Ils étaient sous la pression délirante des policiers et de la société..."

C'est en effet cette même fameuse semaine, que les députés russes légalisaient en dernière lecture, et à une quasi-unanimité, cette fâcheuse "homophobie d'état" qui punit de lourdes amendes la "propagande" des "relations sexuelles" dite "non traditionnelles" en auprès des mineurs.

Stigmatiser "la diffusion de toute information susceptible d'éveiller l'intérêt des jeunes" ? Il écope ainsi d'une amende de 4000 roubles (soit 89 euros ou 121 $), le minimum prévu par la loi fédérale dans le cas d'une violation individuelle.

Mais, Dmitry va faire appel de cette décision, à l'instar de Nikolai Alekseev et Jaroslav Yevtushenko, autres militants russes tombés sous le joug de la loi.

Nikolai Alekseev, fondateur de la marche des fiertés de Moscou (interdite chaque année) a d'ailleurs réagi sur "Gay Russia" à la décision de la cour du Kazan :

"C'est la preuve que les autorités commencent à utiliser activement cette loi discriminante. Mais nous sommes déterminés à faire appel contre toutes les décisions, à chaque instance, y compris jusque devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme."
La province du Kazan devrait en effet accueillir la 21e édition de la Coupe du monde de football, organisée en 2018 par la FIFA. Une nouvelle occasion, comme pour les JO, de faire pression, dans l'espoir d'une réaction internationale pour aider à changer les choses.

Terry G. STOP HOMOPHOBIE

>> A Russian court has found a gay rights activist guilty of gay propaganda, the third time this has happened in the law’s history.

While numerous others have been charged, very few have been convicted in Russia for violating the gay propaganda ban.

Dmitry Isakov, a 24-year-old bank clerk and student, was fined 4,000 rubles ($121, €89) – the minimum for an individual violation.

Back in June he was arrested twice after he tried to get permission from authorities to hold a gay pride march in the Russian city of Kazan.

He decided to go on his own and held a placard in protest against the decision.

It read: "To be gay and to love gays is normal. To beat gays and kill gays is criminal.’

On the same weekend, the Russian president Vladimir Putin signed the ‘non-traditional relationships’ propaganda bill into law.

But it was his parents that helped to arrest Isakov on the Sunday (30 June).

His father helped police to bring him to the ground as his mother snatched the poster from his hands.

The mother and father helped the authorities escort their son to the car where he was taken to the police station.

He was badly beaten during the attack.

But Isakov said his parents were not at fault, claiming they were under severe pressure from police and society to help in the arrest.

The young activist has also said he will appeal against the court’s decision, following the footsteps of other Russian LGBT activists Nikolai Alekseev and Jaroslav Yevtushenko who were also found guilty under gay propaganda laws.

On Gay Russia, Alekseev said: ‘Today’s decision by the Kazan court proves the authorities are going to start actively using the discriminatory law.

‘But we are determined to appeal against all sentences in all instances, including at the [European Court of Human Rights].’

Kazan will be hosting the international soccer tournament, the FIFA World Cup, in 2018