Recrudescence des violences LGBTphobes : finançons un fonds de solidarité pour soutenir les victimes (VIDEOS)

3 agressions anti-LGBT par jour en moyenne, soit plus de 1000 victimes par an en France, selon les chiffres 2016 du Ministère de l'Intérieur.

Ce samedi 3 mars 2018, c'est Jean et Laurent qui auront tristement rejoint ces statistiques. Ils faisaient leurs courses dans un Carrefour, lorsqu'ils ont été pris à partie et injuriés, sans raison aucune, par une jeune femme, qui les a même menacés de mort : « Des mecs comme vous, on les égorge ! » Personne n'a réagi. Le vigile de l'enseigne s'est contenté de les « expédier » du magasin en leur suggérant de ne pas faire d'esclandre.

Ces faits sont pourtant passibles de six mois d'emprisonnement et 22.500 euros d'amende.

Si Jean et Laurent ont décidé de déposer plainte, la majorité des personnes agressées hésitent ou s'abstiennent, mal-informées de leurs droits, par honte, crainte de représailles ou manque de ressources financières.

Nous allons accompagner Jean et Laurent dans leur combat pour obtenir justice, comme nous l'avons déjà fait pour plus de 30 victimes en 2018. Mais nous ne disposons pas des fonds suffisants pour agir et les aider toutes, d'où cette décision d'une campagne de solidarité ( https://www.gofundme.com/stophomophobie ) pour leur apporter :

- un soutien juridique (paiement du dépôt de plainte, mise à disposition d'un avocat, frais de déplacement...)
- un soutien psychologique (mise à disposition d'un spécialiste, maintien d'un numéro d'urgence téléphonique...)
- une veille sur internet et les réseaux sociaux pour dénoncer les auteurs d'actes et de propos homophobes aux services de police.

Agir en justice pour défendre le droit fondamental de vivre librement son orientation sexuelle et son identité de genre, c'est non seulement obtenir réparation pour toutes les victimes, mais également montrer que nous ne laisserons plus ces violences impunies !

Pour participer : relayer la vidéo de Jean et Laurent, les liens de la campagne et puis surtout, partagez votre témoignage avec le hashtag #jedisstophomophobie #JeDisStopHomophobie pour « libérer la parole et faire avancer la cause ».

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