Près de 1,8 million d'Anglais et Gallois LGBTQIA+, selon un recensement de l'ONS

Près de 1,8 million d'Anglais et Gallois LGBTQIA+, selon un recensement de l'ONS

Environ 1,5 million d’Anglais et Gallois, soit 3,2 % des personnes âgées de 16 ans ou plus, s’identifieraient LGB+, et 262,000 (0,5%) déclarent que « leur identité de genre est différente du sexe enregistré à leur naissance », selon un premier recensement volontaire sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, dirigé en mars 2021 par l’Office national des statistiques (ONS) et publié ce 6 janvier 2023.

En détails, sur 43.4 millions (89.4%) d’hétérosexuels, parmi les 44.9 millions de répondants, 748,000 (1.5%) se sont identifiés comme gay ou lesbienne, 624,000 (1.3%) en tant que bisexuels. 165,000 (0.3%) ont coché « autre », dont 112,000 (0.23%) précisant qu’ils étaient pansexuels, 28,000 (0.06%) asexuels, et 15,000 (0.03%) des Queers. 10,000 (0.02%) n’ont rien indiqué.

Et, parmi les 262,000 personnes, sur les 45.7 million de répondants, soit 0.5% ayant déclaré que leur identité de genre était différente du sexe enregistré à la naissance, 48,000 (0.10%) sont des femmes trans, 48,000 (0.10%) sont des hommes trans, 30,000 (0.06%) s’identifient comme non-binaires. Londres en compte le pourcentage le plus élevé (0,91%). Et dans sa région, 4,3% de la population se retrouve dans la catégorie LGBTQIA+, dont 2,2% se déclarant homosexuel.

Un recensement salué par l’association Stonewall qui sollicitait ce décompte depuis un vingtaine d’année, « fière, après deux cents ans d’exclusion », de faire l’histoire et partie d’une seule et même Grande-Bretagne « arc-en-ciel ». Et puis, « avec ces données, qui nous permettent de cerner les problèmes auxquels son confrontés nos communautés régionales et nationales, nous pourrons aussi mieux cibler nos campagnes, étayées par des preuves », a écrit l’ONG sur Twitter.

« Des informations cruciales » effectivement qui permettront aux décideurs d’estimer au mieux l’étendue et la nature des inégalités que les gens peuvent subir, a commenté la directrice de l’ONS Jen Woolford, qui rappelle également que l’Angleterre et le pays de Galles comptent 59,6 millions d’habitants.

« Il ne s’agit donc que du premier instantané. Dans les analyses futures, nous explorerons l’orientation sexuelle et l’identité de genre en fonction de variables démographiques clés, comme l’âge et le sexe entre autres, ainsi que l’emploi, la santé, l’éducation et l’origine ethnique ».