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Pas d'éviction pour homophobie dans les rangs de campagne de Fillon : tant que « la ligne rouge n'est pas franchie »

Pas d'éviction pour homophobie dans les rangs de campagne de Fillon : tant que « la ligne rouge n'est pas franchie »

Une journaliste de C politique a révélé ce 13 mars sur Twitter l'organigramme du Conseil national de la société civile (CNSC), soutien de François Fillon à la présidentielle. Figurant polémique, parmi d'autres, un certain Samuel Lafont, 29 ans, apparait à la supervision des réseaux sociaux.

Cette ancienne tête de liste Force Vie (mouvement de Christine Boutin), activiste anti-LGBT, farouchement opposé à l'égalité des droits, s'est copieusement illustré lors des débats autour du « mariage pour tous » par ses posts et montages homophobes. Jusqu'à tenter de lier son agression purement crapuleuse survenue en avril 2013 dans le métro parisien, à un « acte d'hétérophobie », massivement relayé ensuite au sein de la manif pour tous et satellites.

Interpellé sur sa nomination, son directeur d'équipe, Pierre Danon, avait promis de réagir s'il jugeait les tweets exhumés de ce radical proche du « Printemps français », « incompatibles » avec l'engagement auprès de François Fillon.

« Après plus de deux heures passées à tout regarder [plus de 85 000 tweets] », il n'a rien trouvé qui puisse justifier une quelconque éviction : Les messages ne contreviennent pas aux « lignes rouges... Il n'y a pas de racisme, pas d'homophobie, ni remise en cause de la loi Veil [relative à la dépénalisation de l'avortement en France] », a-t-il estimé ce jeudi 16 mars sur L'Express, ajoutant qu'en l'absence de « dérapage », son responsable réseau, plutôt « couillu » dans ses propos, gardait « toute (sa) confiance ».

Déjà miné par les membres de Sens Commun, né dans le sillage de La Manif pour tous, dénigrer les homosexuels n'a donc plus rien de fondamentalement dérangeant pour les partisans et proches du candidat Les Républicains.

Joëlle Berthout
stophomophobie.com