ONU Des associations au Quai d'Orsay pour la dépénalisation mondiale de l'homosexualité

Plusieurs associations ont été reçues jeudi matin au Quai d’Orsay pour demander que la France s’engage en faveur de la dépénalisation universelle de l’homosexualité suite au début de grève de la fin entamé par Louis-Georges Tin, président du comité Idaho.

« Cette réunion n’a abouti à rien. Ce fut le triomphe de l’attentisme et de la frilosité », a déploré Louis-Georges Tin, président du comité Idaho (International Day against Homophobia and Transphobia), qui souhaite que le gouvernement français porte à l’ONU une résolution en faveur de la dépénalisation universelle de l’homosexualité.

L’homosexualité reste interdite dans plus de 70 pays, selon le comité Idaho.

« François Hollande nous avait reçus début mai et s’y était engagé, mais aujourd’hui ses collaborateurs nous disent: ‘c’est trop tôt, il faut attendre’. Evidemment, l’urgence, on ne la ressent pas de la même façon si on est à Paris ou en Ouganda, où les homosexuels sont pourchassés », a poursuivi Louis-Georges Tin.

Outre le comité Idaho, des représentants d’Amnesty international et d’International Lesbian and Gay Association (Ilga) étaient présents à cette réunion.

Le président du comité Idaho ainsi que le vice-président, Alexandre Marcel, et un membre, Usaam Mukwaya, réfugié ougandais, sont en grève de la faim depuis lundi.

Ils assurent qu’ils poursuivront cette grève de la faim « jusqu’à ce que la France arrête de tergiverser ».