Nicolas Sarkozy, tout en finesse : « Bayrou c'est comme le Sida... Quiconque le touche meurt ! »

Nicolas Sarkozy, tout en finesse : « Bayrou c'est comme le Sida... Quiconque le touche meurt ! »

Dans un article consacré aux divisions des centristes face à l’UMP dans la perspective des élections régionales et de la primaire pour 2017, «le Parisien» est revenu sur les mauvaises relations entre le président de l’UMP et le patron du MoDem. Sur la foi de différentes sources, le journal a attribué à l’ancien chef de l’Etat les propos suivants : «Bayrou, c’est comme le sida... Quiconque le touche meurt !»

Sérophobie crasse, qui n’arrange rien à la situation des personnes qui vivent avec le VIH, ni aux efforts de prévention. L'occasion donc de rappeler, puisque cela semble nécessaire pour certains, qu'on ne "meurt" pas en "touchant" une personne séropositive.

Des déclarations cependant que Nicolas Sarkozy dément avoir tenues, précisant qu'il va porter plainte. Par la voix de sa conseillère Véronique Waché, qui s'est d'abord exprimée sur Twitter. Avant de ne le faire via sa propre page Facebook . Par la voix de sa conseillère Véronique Waché, qui s'est d'abord exprimée sur Twitter. Avant de ne le faire via sa propre page Facebook :

Ayant pris connaissance avec stupéfaction et avec écœurement des propos qui me sont prêtés et que je n’ai jamais tenus, dans l’article signé de Martine Chevalet paru dans l’édition du Parisien du 8 avril sous le titre « les centristes divisés face à l’UMP », j’ai chargé mon conseil, Maître Thierry HERZOG, d’engager immédiatement des poursuites judiciaires qui s’imposent du chef de diffamation contre l’auteur de cet article, le Directeur de la publication ainsi qu’à l’encontre de tous ceux qui ont reproduit ou reproduiront ces allégations mensongères. Tout n’est pas permis en politique.

Tant mes convictions personnelles que mon engagement politique dans la lutte contre le sida viennent leur apporter un démenti catégorique.

Cette action judiciaire permettra ainsi d’obtenir la juste réparation du préjudice considérable causé ainsi également à toutes les personnes atteintes par la maladie, à leurs proches et à toutes les associations engagées à leurs côtés. -NS

Manœuvre dilatoire pour faire le buzz, tout en se ménageant une possibilité de les démentir ?

Rappelons, puisque cela semble toujours nécessaire, qu'on ne "meurt" pas en "touchant" une personne séropositive.

« Nicolas Sarkozy tient-il réellement à ce qu’on parle des mortEs du sida, notamment des personnes qui auraient pu être sauvées s’il avait adopté une politique différente quand il était ministre ou président de la République ? Qu’il lise notre bilan de sa politique au pouvoir. Et qu’il se taise. » a déclaré Act Up-Paris dans un communiqué :

Bayrou-c'est-comme-le-Sida« Sarkozy stigmatise avec lâcheté les malades du sida. Une telle violence dans les propos à l’égard des personnes vivant avec le VIH est par ailleurs le signe d’un homme politique aux abois. Nicolas Sarkozy est désemparé car le PS applique, malheureusement, le même programme économique et social que l’UMP, jour après jour. Il est par ailleurs cerné par la justice, ainsi que 25 de ses collaborateurRICEs les plus proches, dans de multiples affaires. Sa violence envers les personnes séropositives est donc avant tout une manœuvre dilatoire, nouvelle preuve de sa lâcheté. Incitons les journalistes qui ont relayé cette petite phrase à rappeler la violence qu’elle implique, pas seulement contre Bayrou, mais bien contre les personnes vivant avec le VIH. »

Il serait sans doute effectivement très utile de s’excuser auprès des personnes vivant avec le VIH et pourquoi pas, financer une campagne grand public sur les modes de transmission du virus et la lutte contre les discriminations...

STOP HOMOPHOBIE