François Fillon : « Aucune majorité ne reviendra sur le mariage pour les couples homosexuels »

François Fillon : « Aucune majorité ne reviendra sur le mariage pour les couples homosexuels »

Dans un ouvrage publié ce lundi 20 septembre aux éditions Albin Michel, le candidat à la primaire présidentielle de 2016 revient sur ses racines familiales dans la Sarthe, sa foi catholique, le quinquennat de Nicolas Sarkozy et... sa vision hostile au mariage pour tous : « Aucune majorité ne reviendra sur le mariage pour les couples homosexuels. Il faut en revanche corriger les excès de cette loi », affirme l’ancien premier ministre, en continuant à dénoncer la remise en cause « à travers l’adoption ou la gestation pour autrui » de la filiation.

Faire - Francois FillonFavorable à une réécriture de la loi Taubira distinguant les droits des couples en fonction de leur orientation :

« Concrètement, même s’il ne le dit pas ainsi, cela reviendrait donc, comme pour Nicolas Sarkozy, à instituer un mariage hétérosexuel et un mariage homosexuel sans droit à l’adoption », souligne le site la-croix.com

« Autant je suis partisan de foncer sur les réformes économiques, autant je crois à la nécessité de prendre le temps du débat sur les questions de société », insiste François Fillon.

Plus de deux ans après ?

« J’ai été le premier à dire qu’il faudra réécrire le texte... Les possibilités d’adoption par les couples homosexuels doivent être restreintes », expliquait-il déjà dans une interview pour LaCroix, toujours, en mars 2014 : « Je ne suis pas favorable à ce que la loi autorise la possibilité de procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples homosexuels. Cette pratique médicale doit être réservée aux couples hétérosexuels dont l’infertilité est diagnostiquée. Et il faut bien entendu aussi conserver l’interdiction de la gestation pour autrui (GPA). » Nous ne l’oublierons pas !

François Fillon appelle également à « faire sauter » le « tabou » des statistiques ethniques. « Si on veut vraiment piloter la politique d’immigration, comme je le préconise, permettre au Parlement de fixer chaque année le nombre de personnes que la France peut accueillir, ne pas subir une immigration qui ne viendrait que d’une seule région du monde, qui serait déconnectée de nos besoins économiques et de nos possibilités sociales, il faut avoir la possibilité de savoir qui on accueille », plaide-t-il.