Fonds mondial du Sida La France doit voter contre un plafonnement de la lutte, demandent les associations

Les associations françaises de lutte contre le sida appellent la France à « voter contre » un nouveau mode de financement, pénalisant pour les malades des pays pauvres, au Fonds mondial contre le sida qui ouvre mercredi son conseil d’administration à Genève.

Mercredi, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ouvrira son 28e conseil d’administration à Genève où des « décisions historiques » seront prises, alertent les associations françaises (Aides, Act Up-Paris, Coalition Plus, Solidarité Sida) qui « appellent la France à voter contre la proposition d’instaurer des plafonds limitant le nombre de malades pouvant désormais être soignés par pays ».

Le président François Hollande et Pascal Canfin, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement, « doivent se mobiliser personnellement contre une telle décision », soulignent les ONG dans un communiqué commun.

« En tant que deuxième financeur du Fonds mondial, engagé en faveur du doublement du nombre de malades du sida traités de 7 à 15 millions, la France doit s’opposer à l’instauration de plafonds au Fonds mondial », poursuivent-elles.

Pour les associations, « ce plafonnement est incompatible avec les objectifs sanitaires affichés. »

Depuis sa création en 2002, le Fonds mondial est devenu la principale source de financement des programmes de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en approuvant le financement de subventions pour un montant total de 22,6 milliards de dollars (17,7 milliards d’euros) alloués à plus de 1.000 programmes dans 150 pays.