Egypte : La police arrête 14 hommes au Caire pour actes homosexuels

Egypte : La police arrête 14 hommes au Caire pour actes homosexuels
14 hommes accusés d’être homosexuels ont été arrêtés lors d’un raid de police au Caire. La justice a ouvert une enquête sur des soupçons de relations sexuelles qui se seraient déroulés dans un centre de fitness de la capitale.
>> Egyptian police have raided a health centre in Cairo’s El-Marg district and arrested managers, specialists, workers and 14 clients for « practising homosexuality ».

Un groupe d’hommes âgés de 18 à 57 a été arrêté par la police égyptienne, samedi au Caire.

Ces hommes sont accusé de s’être livré à des « actes homosexuels » qui sont réprimés par la loi. Selon le presse locale, les faits se seraient déroulés dans un centre de fitness d’un quartier défavorisé du Caire que la police a perquisitionné. Un procureur a ordonné que 14 suspects soient détenus pendant quatre jours en attendant les résultats de l’enquête en cours sur les faits allégués. La justice a ordonné que les suspects soient par ailleurs examinés par un spécialiste des « rapports médico-légaux ». Le centre de fitness en cause a en outre été fermé afin que d’éventuelles preuves des faits puisse y être trouvées. Les enquêteurs prétendent avoir trouvé des « stimulants sexuels » dans les locaux et ont laissé entendre que le club était en réalité un établissement de prostitution.

Alors que l’Egypte n’a pas de législation explicitement anti -gay, les homosexuels y sont régulièrement arrêtés pour d’autres charges telles que la « débauche », comme ce fut le cas avec sept hommes en novembre dernier.

En janvier 2013, des militants LGBT égyptiens avaient affirmé que les conditions de vie des homosexuels s’étaient aggravées depuis le printemps arabe et le passage au pouvoir des Frères musulmans.

L’organisation Egypt Initiative for Personal Rights a signalé qu ‘ »après la chute de Moubarak, la critique des groupes dit ‘révolutionnaires’ a toujours contenu un versant sexuel. Que cela concerne les femmes qui participaient aux manifestations de rues et qui ont été traitées de ‘prostituées’ ou les hommes en désaccord avec leur idéologie et leur politique et qui sont taxés d’homosexuels' ».