Au #Nigéria, les mariages d’enfants, c’est oui, l’#homosexualité, c’est non !

Au #Nigéria, les mariages d’enfants, c’est oui, l’#homosexualité, c’est non !

En août dernier, un homme a été tabassé dans le quartier de Kotodayo à Ota, dans l’ouest du Nigéria, en raison de son homosexualité présumée. L’homme, connu sous le nom de Sadiq, a rapidement été évacué des lieux. Il était conscient mais on n’a pas d’information sur son état de santé actuel.
Cela s’est produit alors que le 30 mai de cette année, la Chambre des représentants du pays a voté une loi qui criminalise le mariage homosexuel, les relations entre personnes du même sexe et l’appartenance à des groupes militant pour les droits des homosexuels.

Le président, Goodluck Jonathan, doit approuver cette loi afin qu’elle puisse entrer en application. Votée par le Sénat en novembre 2011, elle prévoit des peines de prison allant jusqu’à quatorze ans pour les personnes déclarées coupables. Comble de l’ironie, c’est ce même Sénat qui a approuvé le mariage de mineurs en juillet cette année.

Le Global Attitudes Project du Pew Research Centre montre que le Nigéria est le pays le plus intolérant au monde en matière d’homosexualité. Dans ce pays, une simple rumeur vous soupçonnant d’être homosexuel peut faire de vous la victime de violence, voire vous faire emprisonner.

L’homosexualité est illégale dans 38 pays africains et peut être punie de mort en Mauritanie, au Soudan, dans une partie de la Somalie et dans le Nord du Nigéria.

En février 2012, l’Ouganda a remis à l’ordre du jour une proposition de loi anti-gay controversée [fr] soumise par un parlementaire, David Bahati, qui a souligné que la nouvelle version abandonnait la peine de mort et l’emprisonnement des personnes qui ne dénonçaient pas les homosexuels de leur famille aux autorités.

Le même mois, l’ancienne première dame du Libéria, Jewel Howard Taylor, a présenté un projet de loi [fr] qui rendrait l’homosexualité passible de la peine de mort.

Pour beaucoup de parlementaires et d’hommes politiques africains, l’homosexualité est contre nature et non-africaine. L’Afrique du Sud y est une exception puisque sa constitution est une des plus avancées au monde en matière de protection des droits des homosexuels.

Réagissant à cette histoire de vindicte populaire contre un homosexuel présumé sur le site d’informations Nigeria Eye, M. Speaker fait l’observation suivante:

Mare [sic] allegation that someone is gay is enough to expose them to violent attacks in Nigeria what a shame. I don’t think there is any law that will change the sexuality of homosexuals. Human rights for all please.

[La simple allégation de l’homosexualité de quelqu’un suffit à l’exposer à de violentes attaques au Nigéria, quelle honte ! Je ne crois pas que quelque loi que ce soit puisse changer l’orientation sexuelle des homosexuels. Des droits humains pour tous, s’il vous plaît.]

Sur le site internet de PM News Nigeria, Naubiko se demande pourquoi l’opinion publique se sent si concernée par des “questions minuscules” comme l’homosexualité :

I don’t [he later made a correction in another comment saying that he meant to use the word « do » instead of « don’t »] abhor gay pratice but is this what we should be bothering ourselves with . When we should be making politicians lives a living hell we’re bothered with all sorts of myopic issues .

[Je n’ai pas [il a ensuite corrigé dans une autre note en précisant qu’il voulait écrire « j’ai »] en aversion les pratiques gay mais est-ce vraiment le bon sujet de préoccupation ? Alors que nous devrions faire vivre un enfer à nos hommes politiques, on se soucie de problèmes minuscules.]

Mais cela n’a pas convaincu Adeyinka :

Gay is evil dont support it in any form. Nothing concern politician here.accept jesus christ b4 it is too late for you.

[L’homosexualité, c’est le mal. Ne la défendez pas. Ça n’a rien de politique. Acceptez Jésus Christ avant qu’il ne soit trop tard pour vous.]

Source: afriquinfos.com