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Dépôt d’un projet de loi au Sénat américain contre l’expulsion des militaires transgenres annoncée par Donald Trump

Dépôt d’un projet de loi au Sénat américain contre l’expulsion des militaires transgenres annoncée par Donald Trump

Un groupe de sénateurs, républicains et démocrates, a présenté vendredi un projet de loi destiné à bloquer la décision annoncée au mois de juillet par le président américain, Donald Trump, d'interdire aux personnes transgenres de servir dans l’armée, revenant ainsi sur la décision historique de son prédécesseur, Barack Obama.

« Quand moins de 1 % des Américains se portent volontaires, nous devrions accueillir tous ceux qui le souhaitent et sont à même de servir notre pays », a estimé le sénateur républicain John McCain, président de la commission de la Défense du Sénat et l’un des auteurs de ce projet.

Le texte empêcherait le Pentagone de démobiliser ou de refuser à quiconque de s’enrôler sur la base de son identité sexuelle et exigerait du ministère de la Défense une revue complète sur les recrues transgenres, d’ici la fin de l’année.

Selon le ministère de la Défense, il y aurait de 2.500 à 7.000 personnes transgenres sur les 1,3 million de militaires en activité. Entre 6.000 et 15.000 selon les associations.

Le Pentagone a indiqué que le personnel pouvait continuer à servir et à s’enrôler, le temps que l’exécutif détermine comment appliquer la décision du président américain.

Le ministre de la Défense, Jim Mattis, a ordonné l’élaboration d’un plan de mise en œuvre qui sera soumis à Trump d’ici au 21 février 2018.

Plusieurs organisations comme OutServe-SLDN, qui travaille à mettre fin aux discriminations dans l’armée, et Lambda Legal, une organisation de défense des droits civiques, ont également déposé une plainte à laquelle s’est joint jeudi l’ancien chef d’état-major inter-armées des États-Unis, l’amiral à la retraite Mike Mullen.

« Le jugement préalable de l’armée sur ce sujet ne doit pas être négligé et nous ne devons pas enfreindre les convictions des personnels qui défendent nos libertés, y compris ceux qui sont transgenres », a-t-il souligné dans un communiqué.