#Témoignage d’un homme : « Parce que notre problème n’est pas notre #homosexualité mais leur #homophobie »

Parce que trop longtemps la honte d’être homosexuel a pesé sur moi. Parce que isolé, sans références j’avais la sensation d’être un pervers, d’être anormal. Parce que je me suis senti différent, à part, bien avant de comprendre que j’étais homosexuel.

Parce que j’ai longtemps refusé de vivre mon homosexualité, refusé d’être ce « pd » qui n’inspire que le mépris. Parce que je me suis longtemps senti sale, coupable et que la pudeur m’imposait de cacher aux autres ce que j’étais, pour ne pas les décevoir. Parce que plongé dans le silence et l’isolement je n’apercevais aucune issue possible. Parce que j’ai compris que je n’avais pas à choisir entre vivre mes désirs et être heureux, mais qu’au contraire l’un n’allait pas sans l’autre. Parce que pour refuser la honte il m’a fallu me battre.

Parce que se construire une image du bonheur hors des modèles établis est un combat de tous les jours. Parce que j’ai pris conscience que je n’étais pas seul, que nous pouvions vivre ce que nous étions sans en souffrir. Parce que notre problème n’est pas notre homosexualité mais leur homophobie. Parce que nous sommes une communauté, avec un vécu commun, une histoire, une culture.

Parce que en 1969 des pédés, des gouines, des travelos et des trans ont définitivement refusés la honte et la violence que la police leur imposait et se sont révoltés, ouvrant la voie vers nos luttes futures. Parce que le combat homosexuel a été, est et sera un facteur de progrès social. Parce que une personne qui a honte ne pourra jamais être respectée, on frappe plus volontiers un être à terre. Parce que la fierté donne la force d’affronter les réactions d’hostilité face à mon homosexualité, m’a aidé à me réaliser, m’a permis d’avancer, a contribué à faire de moi ce que je suis.

« JE SUIS SIMPLEMENT FIER d’ÊTRE UN PD ! » Pour toutes ces raisons et parce que rien n’est jamais acquis, le combat collectif et individuel reste une nécessité de tous les jours !

Xavier.