STOP au projet de surcriminalisation de l'homosexualité au Sénégal !

STOP au projet de surcriminalisation de l'homosexualité au Sénégal !

4 députés sénégalais, soutenus par les principales forces religieuses du pays, ont déposé une proposition de loi qui surpénaliserait les personnes LGBT+ et leurs allié·s, avec des condamnations allant de 5 à 10 ans de prison ferme ainsi qu’une amende s’élevant entre 1 000 000 et 5 000 000 de francs CFA (7600 euros) pour toute personne LGBT+ sans autre circonstance. Nous demandons aux parlementaires du Sénégal de rejeter cette loi liberticide :

« STOP à ce projet de surcriminalisation de l’homosexualité au Sénégal ! ».

Pour rappel l’article 319 alinéa 03 de 1966 du code pénal actuel prévoit déjà des peines jusqu’à 05 ans d’emprisonnement et près de 1 500 000 francs CFA d’amende (2 500 euros environ), pour actes impudiques ou contre-nature commis entre individu·es de même sexe. L’adoption de ce nouveau texte ne pourrait que durcir encore les conditions de vie des personnes LGBT+ sur place.

Parmi les instigateurs de ce texte, en préparation depuis 2 ans à l’initiative du Collectif And Samm Djikko Yi (ligue de défense de la vertu), un certain Ababacar Mboup et 04 députés de la représentation nationale du Sénégal, que sont : Mamadou Lamine Diallo (Mouvement Tekki ; groupe parlementaire Liberté et démocratie), Cheikh Mamadou Abiboulaye Dièye alias Cheikh Bamba Dièye (Front pour le socialisme et la démocratie/Benno Jubël ; groupe des non-inscrits), Alioune Souaré alias Aliou Souaré (Les Démocrates Réformateurs ; groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar de la majorité présidentielle) et Moustapha Guirassy (Convergence patriotique « Kaddu Askan Wi » ; groupe parlementaire Liberté et démocratie).

Aujourd’hui, le Collectif Free du Sénégal alerte l’ensemble de la communauté internationale ainsi que les défenseurs des droits humains face à un texte dont l’ambition est de condamner des pratiques mais aussi des catégories sociales nonobstant tout contexte, en outre les professionnels travaillant au contact du public LGBTI sont également dans le collimateur. Ils pourraient encourir entre 3 et 5 ans de prison ferme en sus d’une amende comprise entre 500 000 et 5 000 000 de francs CFA, au motif d’une activité en lien avec « l’agenda LGBT+ ».

« Nous craignons ainsi que les médias ou les ONG travaillant dans la lutte contre le VIH soient condamnés par cette loi, alors que l’épidémie a une prévalence élevée au sein des communautés LGBTI », ajoute Free Sénégal.

Depuis septembre 2020, les agressions, comme les arrestations d’ailleurs, visant les personnes LGBTI ont explosé au Sénégal. Il y a tout juste 2 semaines, un homosexuel présumé a été condamné à 5 ans ferme à Kaolack. Une situation suffisamment éprouvante au quotidien donc, pour ne pas encore surchauffer les esprits dans ce contexte de crispation politique qui ronge le pays depuis plusieurs mois.

L’homosexualité a toujours existé au Sénégal comme partout, et les personnes LGBT+ sont une composante à part entière de la société !

Pour signer la pétition : ici AllOut